Invité par Mosaïque FM, Abderraouf Ayadi, secrétaire général déchu du CPR, n’a pas été tendre à l’encontre de ses camarades du parti.
Il a donné rendez-vous au 6 mai pour que la base du parti remette les choses à leur place, c’est-à-dire le faire réintégrer à son poste.
Et de signaler deux points, le poste occupé par Imed Daïmi à la présidence de la République qui lui interdit, selon la mini-constitution, de le cumuler avec un poste au sein du parti. « Nous avons un engagement moral envers nos militants et nous nous devons de nous interdire ce type de cumuls », a déclaré M. Ayadi.
Interrogé si le président de la République Moncef Marzouki a validé son limogeage du secrétariat général du parti, Abderraouf Ayadi a essayé de zapper la question en faisant remarquer la présence de Abdelaziz Krichen, ministre conseiller auprès du président de la République, chargé des Affaires politiques, à la conférence de presse organisée hier par le CPR. Abderraouf Ayadi a rappelé que M. Krichen n’a aucun poste officiel au CPR et s’est interrogé sur sa présence à la conférence de presse.
Naoufel Ouertani n’a pas lâché son morceau et a posé de nouveau la question à M. Ayadi, si Moncef Marzouki était, oui ou non, derrière son limogeage. Après une brève hésitation, il a fini par lâcher « Il a laissé faire ».
Abderraouf Ayadi n’a pas osé accuser publiquement le président de la République, fondateur du CPR, d’être derrière ses maux, mais il n’en pense pas moins visiblement, d’après ce qu’il a laissé entendre.
Il ne lui a manqué plus que de dire : « Ennahdha l’a rêvé, Marzouki l’a fait ! ».
Moncef Marzouki remet en place les dangereuses liaisons parti-Etat
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