« Je salue le soin accordé par le président Ben Ali à la culture islamique en Tunisie, un soin que tous ceux qui visitent le pays pourront constater à travers son architecture, sa culture et son capital humain », telles furent les paroles de Youssef Al Qaradhaoui, prédicateur qatariote d’origine égyptienne, qui fut accueilli en grande pompe par les leaders islamistes du pays, lors de sa venue à Tunis, le 3 mai 2012.
Youssef Al Qardhaoui qui n’a pas hésité à saluer, quelques jours à peine après le 14 janvier 2011, le courage dont a fait preuve le peuple tunisien en accomplissant une révolution « animée par des années de persécution et d’injustice ».
Une révolution qui « servira d’exemple aux autres peuples arabes et musulmans » puisqu’elle aura eu le mérite de provoquer la « chute du despote », ou encore, « l’effondrement de la grande idole Hubal » [NDLR: Idole de forme humaine, idolâtrée par les quraychites durant la période pré-islamique].
On en est loin des « Son Excellente le président Ben Ali », des premiers discours…
Si Al Qaradhaoui qualifie la Tunisie de Ben Ali de « pays arabe, profondément musulman et bien ancré dans ses racines et traditions », les discours de ce dernier ne semblent pas faire long feu…










