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Tunisie – L’UE et la BFPME à la rescousse de Siliana

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    Dans la cadre de la semaine de l’Europe, la délégation de l’Union européenne en Tunisie a organisé, en collaboration avec la Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME), une visite et un colloque à Siliana, le mardi 8 mai 2012.

    Le gouverneur de la région, Ahmed Zine Mahjoubi et la délégation, présidée par Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur de l’UE en Tunisie, ont échangé leurs points de vues sur les moyens et les mesures à prévoir en vue de développer la région, souffrant de marginalisation depuis plusieurs décennies, notamment en matière d’infrastructure.

    Le président directeur général de la BFPME, Khalil Ammar est intervenu pour affirmer que la banque est bien placée pour connaître les défaillances car elle représente le dernier maillon de la chaîne d’investissement, donc en contact direct avec les citoyens. Il a ajouté que malgré les difficultés, la Tunisie présente un potentiel immense en projets mais qui manque de moyens de financement.
    «En Tunisie, nous avons un peuple d’entrepreneurs qui prend des risques mais qui est également pragmatique » a-t-il précisé, ajoutant «qu’entreprendre est un parcours de combattant» et qu’il faut tout de même persévérer et avancer pas-à-pas. Par ailleurs, il a affirmé que la BFPME s’est déplacée dans les régions pour chercher des clients et identifier des promoteurs potentiels, ce qui a fait que les deux tiers des financements de la banque ont été affectés dans les régions.

    Adrianus Koetsenruijter, de son côté, a déclaré que la célébration de l’accord de Schuman, représente la célébration de la fin des tensions entre les Européens, en date du 9 mai 1950. M. Koetsenruijter a ensuite ajouté que l’UE a choisi de collaborer avec la BFPME afin de développer les régions par la création d’emplois. Il a affirmé : «Nous avons tous un combat, une lutte et on peut toujours aspirer à mieux quelque soit notre situation».

    Par ailleurs, Françoise Millecan, chef de coopération à l’UE, a affirmé que la collaboration s’opère avec l’Etat, donc n’est pas très visible pour l’opinion publique. Elle a ajouté que le montant des dons européens avant la révolution était fixé à environ 80 millions d’euros et que ce budget prévu pour 2012 a presque doublé avec des prévisions entre 150 et 160 millions d’euros. Elle a précisé qu’entre autre, les subventions et aides de l’Europe serviront à doter 1400 quartiers populaires des équipements nécessaires et prévoit encore l’aménagement de 100 autres quartiers, pour un budget variant entre 20 et 30 millions d’Euros en 2012, alors qu’il n’a pas dépassé les 8 millions d’Euros en 2011.

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