Présentée comme étant une mesure révolutionnaire et censée connaître une réussite fulgurante, la consultation sur l’horaire administratif n’est même pas parvenue à attirer la participation de 4 % du personnel administratif, malgré la prolongation d’un mois des dates de participation.
Cette consultation a demandé l’avis des fonctionnaires de l’Etat sur la semaine de cinq jours. Il s’agit donc de travailler l’après-midi du vendredi et de se reposer le samedi à l’image du secteur bancaire et de plusieurs autres activités.
Les sphères influentes de l’administration publique avaient cru que les fonctionnaires allaient sauter sur cette aubaine et participer massivement à cette consultation. Or, dans un premier temps, le nombre de participants n’a même pas atteint 10.000 sur les 460.000 agents de la fonction publique, sans compter les entreprises étatiques.
On avait alors reproché un manque de sensibilisation à la démarche et une campagne de publicité a été organisée en faveur de cette consultation. Mais le fiasco enregistré ne se faisait pas attendre. A la fin du mois d’avril, ils étaient moins de 17.000 à répondre à la consultation, ce qui dénote un manque d’intérêt à cette question d’horaire. Ils sont seulement 03,7 % des fonctionnaires à avoir répondu et ne sauraient traduire la volonté de la masse des fonctionnaires.
Certaines voix se sont certes élevées pour dire que ce taux constitue un échantillon représentatif dans la mesure qu’il dépasse le millier. Mais ces voix oublient que ce millier ‘représentatif’ traduit la composition de la population dans toutes ses spécificités. Or, ces 4 % sont les plus intéressés par le changement et ne peuvent traduire l’option du groupe.
Cette consultation constitue donc un premier fiasco, voire un camouflet pour Mohamed Abbou, ministère de la Réforme administrative, qui doit tirer les leçons de ce revers pour mieux diagnostiquer l’état des lieux et dresser une nouvelle feuille de route plus adéquate avec les requêtes des fonctionnaires.










