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L’AMT, le SMT et l’Observatoire tunisien de l’indépendance de la justice condamnent la révocation de 81 magistrats

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    Les responsables des structures représentant les magistrats ont condamné la révocation de 81 magistrats, tout en affirmant leur étonnement et surprise face à cette annonce.

    En effet, le ministère de la Justice avait annoncé, samedi dans un communiqué, la révocation de 81 magistrats sans fournir de détails concernant leurs identités ni les dépassements et les actes incriminés.
    «Cette décision intervient à la veille de l’Assemblée générale extraordinaire de l’Association des magistrats tunisiens (AMT)» prévue dimanche a noté la présidente de l’Association Kalthoum Kennou dans une déclaration à l’Agence TAP.
    «Ce fait suscite une grande interrogation surtout que l’Association examinera lors de cette AG la question de l’Instance provisoire de la magistrature, le mouvement des magistrats et le groupement judiciaire», a souligné Mme Kennou.

    De son côté, la présidente du Syndicat des magistrats tunisiens (SMT) Raoudha Laâbidi a exprimé, dans un entretien avec l’agence TAP, son refus de la procédure de révocation qui «entrave l’ouverture des dossiers de corruption et ne permet pas à ceux qui ont été révoqués de se défendre», a-t-elle estimé.
    Le syndicat convoquera une réunion d’urgence pour examiner cette question, a-t-elle dit, soulignant que les magistrats ont demandé dès les premiers jours de la révolution l’ouverture des dossiers de corruption.

    Pour sa part, Ahmed Rahmouni, président de l’Observatoire tunisien de l’indépendance de la justice, s’est dit lui aussi «étonné» par cette décision, dans une déclaration à Mosaïque Fm, soulignant que le courant indépendant au sein des magistrats a toujours réclamé l’assainissement du secteur. Il a précisé que l’observatoire ne connaît pas la liste des magistrats corrompus.
    Concernant la décision de révocation, le président de l’Observatoire tunisien de l’indépendance de la justice a indiqué qu’elle devait être individuelle et qu’elle ne peut pas être effectuée de façon collective. En outre, elle doit être basée sur des raisons solides, a-t-il ajouté.
    D’une autre part, et sur la forme, M. Rahmouni a indiqué que la décision de révocation ne relève pas des attributions du ministre de la Justice et que pour cette phase transitoire elle revient au chef du gouvernement.

    I.N. avec TAP

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