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Sami Ben Slama met en garde contre un risque de falsification des prochaines élections (vidéo)

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    «La proposition faite par l’actuel gouvernement, concernant l’ISIE, n’est pas réalisable et pourrait sérieusement compromettre le processus démocratique en Tunisie», affirme Sami Ben Slama, responsable des affaires juridiques à l’ISIE, dans une déclaration à la Télévision nationale.

    Réagissant aux propos du Premier ministre Hamadi Jebali, mercredi 30 mai 2012, Sami Ben Slama a tenu à préciser que même si les travaux de l’ISIE ont touché à leur fin, l’organisme restait «légalement présent». Il met en garde contre le projet proposé par le gouvernement confronté au risque d’ «ingérence d’experts étrangers» et «les considérations partisanes», qui ont «montré leurs limites dans de nombreuses expériences dans le monde».
    Ce projet représenterait, à ses yeux, un grand danger, et mettrait fin à ce qu’il qualifie de «modèle électoral tunisien». Un programme qui entamerait «l’indépendance et la transparence» de l’ISIE et «créerait des doutes sur le futur du processus électoral».

    Selon les déclarations de M. Ben Slama, une telle proposition ne pourrait que «mener à l’échec du prochain processus électoral». Le nouveau projet de cette instance, a-t-il prévenu, «serait de nature à minimiser le rôle de l’instance centrale vis-à-vis des instances régionales» et serait focalisé sur trois axes, à savoir, «un président, un directeur exécutif et une administration chargée d’exécuter les consignes», des consignes qui pourraient bien «tourner autour de la falsification des résultats de vote», a-t-il ajouté.

    S.T.

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