Suite aux propos tenus par le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, lors de l’émission Essaraha Raha concernant la banque centrale, son gouverneur Mustapha Kamel Nabli a répondu dans une déclaration aux médias aujourd’hui vendredi 08 juin à Hammamet après sa communication sur le thème «l’efficacité de la politique monétaire et financière en période de transition».
Six points ont été soulevés par Mustapha Kamel Nabli :
1- Selon l’organisation provisoire des pouvoirs, le président de la république n’a pas le droit de démettre le gouverneur de la Banque centrale. Il s’agit d’une décision concertée des trois présidences qui sera avalisée par l’Assemblée nationale constituante. Il s’agirait, donc, d’un empiètement sur les prérogatives de l’assemblée.
2- Cette déclaration du président est en opposition avec la décision de l’Assemblée nationale constituante concernant l’indépendance de la Banque centrale, pour la préserver des tiraillements politiques.
3- L’optique exprimée par le président de la République est également en opposition avec la logique de gouvernance prônée par la révolution dans la mesure où cela consacrerait la concentration des pouvoirs.
4- Le président de la République a insinué que la Banque centrale est sous des influences étrangères, ce qui est à la fois dangereux et inacceptable. La BCT est une institution nationale qui ne tient en considération que l’intérêt national. De tels propos portent atteinte à la dignité du Conseil d’administration de cette institution et, en leur nom, je déclare qu’il s’agit d’une offense à la BCT qui ne sert que l’intérêt public.
5- Contrairement à ce qu’on ne cesse de prétendre, il n’y a aucun différend entre le gouvernement et la BCT.
6- Depuis six mois, il n’y a eu aucune réunion entre le président de la République et le gouverneur de la Banque centrale malgré le fait que l’organisation provisoire des pouvoirs stipule que le gouverneur remet les listes financières au président.
Nous y reviendrons…
Mustapha Kamel Nabli répond à Moncef Marzouki et lui rappelle ses prérogatives
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