Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Tunisie – Cri d’alarme de Tahar Belkhodja, ancien ministre de l’Intérieur de Bourguiba

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

    Outré par les évènements que rapporte le journal La Presse dans son édition du lundi 9 juillet, et la question que l’on y pose : « Est-ce qu’une politique de mœurs est en train d’imposer à la société tunisienne un nouveau mode de vie ? » Tahar Belkhodja, ancien ministre de l’intérieur lance un cri d’alarme.

    « Ce que nous avons lu dans le journal La Presse de Tunisie, ce matin, et que nous avons relu tellement cela nous a semblé incroyable, ne peut que nous faire prendre conscience, de plus en plus, de la gravité de la situation du pays. Outre les problèmes économiques et sociaux, et tout ce que nous pouvons comprendre et accepter au vu des difficultés que traverse le pays, ce dont il s’agit, aujourd’hui est un problème moral, de mode de vie. Des exactions d’une supposée police de mœurs qui nous fait tristement penser à celles qui existent sous d’autres cieux, se poursuivent en toute impunité. Les gens ne comprennent pas ce qui se passe. Ce problème touche la fibre vitale de notre jeunesse, nos filles et nos garçons, mais aussi les filles et garçons étrangers qui viennent dans notre pays connu pour sa tolérance. Voila qui risque de dénaturer le sens de cette révolution que nous avons souhaitée paisible, sereine.
    Il faut réagir, la loi existe, il faut l’appliquer dans toute sa rigueur

    Si des éléments perturbateurs sont rebelles à leurs formations politiques, leur responsabilité est entière, la discipline des troupes doit être assurée par les dirigeants de ces formations et de ces partis. Et que tout le monde sache que les communiqués et les professions de foi ne sont plus crédibles. L’action de l’Etat doit s’exercer : c’est la seule référence. Il faut assurer les conditions de la vie communautaire et rassurer les esprits. Nous ne pouvons entamer la période estivale dans ces conditions. Le pays risque gros, les échéances sont là. La sérénité, la concorde, le respect de la loi doivent primer, c’est vital. Ne paniquons pas, mais prenons les choses très au sérieux : il faut réagir vite et fort »

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *