Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Moncef Marzouki au NY Times : «L’Occident ne doit pas nous abandonner»

Article réservé aux abonnés

    Le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, s’est vu accorder une tribune par le journal américain The New York Times, lors de sa visite aux Etats-Unis, dans laquelle il revient sur les derniers actes de violence contre l’ambassade américaine à Tunis affirmant que « la peur d’un ‘’hiver salafiste’’ est compréhensible mais, tout alarmisme est hors de propos » précisant que « les salafistes tunisiens ne s’expriment pas au nom de tous les Tunisiens, arabes ou musulmans » et qu’ils « représentent une très faible majorité – impopulaire aussi bien auprès des islamistes que des laïcs – mais qui a été exagérée par les médias ».

    Selon Moncef Marzouki « ces groupes extrémistes ne cherchent pas à participer à la vie politique mais simplement à instaurer le chaos » rappelant « qu’avant de s’attaquer aux symboles américains, ces extrémistes ont tout d’abord agressé les symboles tunisiens, comme le drapeau ou l’hymne nationaux ». Et de souligner : « aucun dépassement n’a été enregistré, vendredi dernier, suite à la publication de caricatures jugées offensantes au Prophète ».

    Marzouki soutient que même si pour certains « les récents événements sont une preuve évidente d’un clash entre civilisation musulmane et occidentale »,  « les révolutions arabes ne sont pas devenues anti-occidentales pour autant. Elles n’ont pas été faites dans un but religieux mais simplement pour instaurer la justice et la démocratie ».

    « Il est vrai que les salafistes radicaux, malgré leur minorité, représentent un danger pour le tourisme tunisien et son économie […] En tant que gouvernement démocratique, nous défendons leur droit de s’exprimer librement, mais tout acte de violence sera puni par la loi ».

    Et de conclure : « nous sommes en guerre contre la pauvreté, et l’Occident ne doit pas nous abandonner en ce moment crucial mais continuer à nous aider à renforcer notre démocratie naissante, à appliquer la justice, à sécuriser nos frontières afin que les armes ne parviennent pas aux mains d’extrémistes et à créer des opportunités économiques susceptibles de redonner espoir aux citoyens tunisiens ».

    S.T.

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *