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Moncef Marzouki au NY Times : «L’Occident ne doit pas nous abandonner»

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    Le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, s’est vu accorder une tribune par le journal américain The New York Times, lors de sa visite aux Etats-Unis, dans laquelle il revient sur les derniers actes de violence contre l’ambassade américaine à Tunis affirmant que « la peur d’un ‘’hiver salafiste’’ est compréhensible mais, tout alarmisme est hors de propos » précisant que « les salafistes tunisiens ne s’expriment pas au nom de tous les Tunisiens, arabes ou musulmans » et qu’ils « représentent une très faible majorité – impopulaire aussi bien auprès des islamistes que des laïcs – mais qui a été exagérée par les médias ».

    Selon Moncef Marzouki « ces groupes extrémistes ne cherchent pas à participer à la vie politique mais simplement à instaurer le chaos » rappelant « qu’avant de s’attaquer aux symboles américains, ces extrémistes ont tout d’abord agressé les symboles tunisiens, comme le drapeau ou l’hymne nationaux ». Et de souligner : « aucun dépassement n’a été enregistré, vendredi dernier, suite à la publication de caricatures jugées offensantes au Prophète ».

    Marzouki soutient que même si pour certains « les récents événements sont une preuve évidente d’un clash entre civilisation musulmane et occidentale »,  « les révolutions arabes ne sont pas devenues anti-occidentales pour autant. Elles n’ont pas été faites dans un but religieux mais simplement pour instaurer la justice et la démocratie ».

    « Il est vrai que les salafistes radicaux, malgré leur minorité, représentent un danger pour le tourisme tunisien et son économie […] En tant que gouvernement démocratique, nous défendons leur droit de s’exprimer librement, mais tout acte de violence sera puni par la loi ».

    Et de conclure : « nous sommes en guerre contre la pauvreté, et l’Occident ne doit pas nous abandonner en ce moment crucial mais continuer à nous aider à renforcer notre démocratie naissante, à appliquer la justice, à sécuriser nos frontières afin que les armes ne parviennent pas aux mains d’extrémistes et à créer des opportunités économiques susceptibles de redonner espoir aux citoyens tunisiens ».

    S.T.

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