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Hamadi Jebali, contre l’hostilité envers Nidaa Tounes (audio)

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    Invité sur le plateau d’Express Fm, le Chef du gouvernement Hamadi Jabali a déclaré aujourd’hui vendredi 5 octobre 2012 que « Nidaa Tounes est un parti autorisé et on ne peut traiter avec lui de la sorte!».
    C’était une déclaration faite en réponse aux propos du leader d’Ennahdha Rached Ghannouchi hier, qui avait qualifié le parti de Béji Caïed Essebsi de "plus dangereux" que les salafistes.
    M. Jebali, sans contredire explicitement le leader du parti Ennahdha, a ajouté être favorable à l’implication du maximum de parties dans le consensus relatif à l’agenda politique objet de pourparlers actuellement. «Je voudrais que ce consensus émane de tout le monde, dans la mesure du possible» a-t-il affirmé à ce propos, laissant entendre qu’il n’était pas pour l’exclusion de Nidaa Tounes.

    Il avait à ce sujet déclaré au début de l’entretien qu’il reprochait à certaines parties leur irresponsabilité par la mise en doute de la légitimité au-delà du 23 octobre courant. Il a précisé que ces parties ne lui font pas peur. Il a également affirmé ne pas craindre pour l’avenir du pays, car des efforts sont actuellement conjugués afin d’arriver à un consensus sur un agenda politique clair, lequel agenda sera élaboré par plusieurs composantes de la scène politique nationale. Cet objectif sera réalisé dans les semaines à venir, selon le chef du Gouvernement, qui a ajouté espérer y arriver le plus tôt possible.

    A titre indicatif, M. Jebali a supposé que les élections se tiendraient au mieux au début de l’été prochain, pour que le démarrage du nouveau gouvernement élu se fasse en force avec la rentrée, donc vers le mois de septembre prochain.

    Hamadi Jebali a également traité de plusieurs sujets économiques et sociaux et s’est penché précisément sur la question des moutons de l’Aïd, et de la polémique qui tourne autour ces derniers jours. Il a affirmé que certains visent à instrumentaliser "le mouton" pour des desseins politiques. « Si on se limitait au cheptel local, on serait accusé de ne pas vouloir baisser les prix et si on en importait, on serait accusés de vouloir "ruiner" le pays!». Il a ajouté que les donations de moutons a été une tradition d’Ennahdha, avec ou sans campagne électorale. «Nous avons depuis des années offert des moutons notamment aux familles des prisonniers d’Ennahdha. Cependant, je déconseille fortement qu’on le fasse cette année pour qu’on ne l’interprète pas mal!».
    Hamadi Jebali a affirmé à la fin de l’entretien : " Je ne suis jamais satisfait de mon rendement. Je suis exigeant avec moi-même et je m’efforce d’en faire encore plus".

    D.M

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