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Tunisie – RFI: Divorce consommé entre Jihadistes et islamistes modérés

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    La situation en Tunisie est décrite par le média français RFI, dans un article daté d’aujourd’hui 2 novembre 2012 comme étant tendue notamment entre les salafistes d’un côté et le parti islamiste au pouvoir Ennahdha, de l’autre. Ci-dessous quelques extraits de cet article.

    «Tensions en Tunisie où des salafistes ont enterré jeudi 1er novembre un des leurs, tué par la police alors que la police réclamait davantage de moyens pour lutter contre l’insécurité.
    Entre les jihadistes et islamistes modérés le divorce est désormais consommé. Depuis l’attaque de l’ambassade américaine de Tunis, le gouvernement a lancé une vague de répression contre les salafistes. En réponse, jeudi soir en direct sur la chaîne la plus regardée du pays, le nouvel imam de la mosquée Ennour a lancé des appels au jihad contre le parti Ennahdha et son ministre de l’Intérieur taxé de «mécréant».

    Le pouvoir l’assure : il va serrer la vis face aux attaques des militants salafistes. Selon le ministère de l’Intérieur, les forces de sécurité vont désormais recourir «à tous les outils permis par la loi».

    Pourtant au sein de l’opposition et de la société civile, les critiques fusent contre le ministre de l’Intérieur, membre d’Ennahdha. Pour Ahmed Brahim, président du parti Al-Massar, «la Voix démocratique et sociale», la prolongation de l’état d’urgence est un constat d’échec : «effectivement, cela montre bien que cette question de la sécurité reste encore posée. Il faut que les événements que l’on a pu voir ces derniers temps soient une leçon pour ceux qui ont fait montre de trop de mansuétude, trop de compréhension parfois même de complicité à l’égard de groupes salafistes violents.»

    D.M

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