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Tunisie – Ali Laârayedh : Nous avons des plans pour venir à bout des extrémistes et criminels

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    Ali Laârayedh, ministre de l’Intérieur a accordé au journal "Asharq Al Awsat" en date du 4 novembre 2012, une interview sur la situation sécuritaire en Tunisie et les mesures prises par son ministère dans ce contexte.

    M. Laârayedh a affirmé que «contrairement à l’impression générale, la situation sécuritaire est en train de s’améliorer», soulignant que «la médiatisation excessive et l’amplification de certains faits récents donnent la fausse impression que la situation dégénère». Il a ajouté à ce propos : «Une grande partie des médias est très politisée et s’oppose de manière virulente au gouvernement. Ces médias sont manipulés par des parties politisées et œuvrent à ne diffuser au grand public que ce qui est négatif, faisant abstraction des victoires et réalisations louables».

    Evoquant le phénomène de l’extrémisme religieux, le ministre de l’Intérieur a estimé qu’il s’agissait d’un grand problème, car «ces extrémistes ne croient pas en certaines notions, telles que l’Etat, la citoyenneté, les libertés, la volonté populaire, les élections, les acquis de la femme et même l’Etat moderne. Ces extrémistes veulent imposer leurs convictions et menacent le modèle social et même la religion dans son aspect modéré et compatible avec notre époque» a-t-il expliqué.

    Ali Laârayedh a également affirmé disposer d’indices qui prouvent la gravité de ce phénomène et la nécessité de le traiter, non seulement par voie sécuritaire, mais également par voies judiciaire et éducative. C’est ainsi qu’il a déclaré que son ministère a élaboré des plans et des tactiques afin de lutter contre ces extrémistes religieux d’un côté, et les criminels qui ont laissé libre-cours à leurs actes notamment après la révolution, de l’autre.

    M. Laârayedh n’a pas manqué de préciser également qu’outre l’extrémisme et la criminalité, certains partis politiques compliquent la situation par la diffusion d’un discours alarmant, provocateur et qui vise à créer les tensions, à saboter le travail du gouvernement et à «l’épuiser» avant les prochaines élections.

    D.M

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