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56 prisonniers toujours en grève de la faim, le ministère de la Justice s’explique

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    56 détenus, des islamistes pour la plupart, sont en grève de la faim dans les prisons de Tunisie pour réclamer leur libération, a indiqué à l’AFP un représentant du ministère de la Justice,  Fadhel Saihi.
    La plupart ont cessé de s’alimenter cette semaine, en soutien à Bechir Golli et Mohamed Bakhti, les deux salafistes décédés. Trois détenus qui ne mangent plus depuis le 17 octobre sont néanmoins "dans un état plus ou moins inquiétant", selon M. Saihi.
    Selon Abdelbasset Ben Mbarek, l’avocat des deux détenus morts après près de 60 jours de jeûne, la situation dans les prisons est plus grave que ne l’admet le ministère de la Justice.
    "Entre 300 à 400 détenus ont lancé une grève de la faim en solidarité" avec les défunts, a-t-il déclaré à l’AFP.

    Le ministère de la Justice, de son côté, a publié un communiqué, ce samedi 17 novembre 2012, pour s’expliquer sur la question. Il affirme, dans ce communiqué rapporté par la TAP, qu’une mise en liberté conditionnelle avait été ordonnée au profit de Mohamed Bakhti, le 13 novembre courant, le jour où son état de santé s’était détérioré, ce qui a nécessité son maintien en réanimation.
    Le ministère dément, d’autre part, la rumeur selon laquelle d’autres détenus auraient été transférés à l’hôpital Charles Nicolle, suite à la dégradation de leur état de santé à cause d’une grève de la faim, précisant que ledit transfert  intervient dans le cadre d’un contrôle médical périodique.
    Le ministère souligne le souci permanent d’améliorer la situation des détenus en collaboration avec des partenaires européens et internationaux, précisant qu’il traite sur le même pied d’égalité tous les détenus quelles que soient leurs opinions ou leurs appartenances.
    Les portes des établissements pénitentiaires sont ouvertes aux représentants de la société civile et des organisations internationales actives dans le domaine des droits de l’Homme, affirme-t-il.

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