Les Saoudiens cherchent, visiblement, à instaurer en douce leur morale et leurs valeurs en Tunisie.
Une professeure de droit vient de faire part de son témoignage à ce sujet à l’issue d’une conférence tenue aujourd’hui à Amman.
En marge de cette conférence, Fatma Bouraoui Darghouth a été abordée par un écrivain et lobbyiste saoudien qui lui a demandé de lui chercher des personnes qui n’ont pas d’apparence musulmane ou religieuse, comme elle. Entendez qui ne portent pas le voile. L’objectif étant de transmettre un message de morale et de restauration de valeurs en Tunisie en axant (dans un premier temps ?) sur les fondamentaux comme la prière.
A entendre le Saoudien, selon Mme Darghouth, il s’agit de faire participer ces « séfirates » à préparer une large campagne de promotion via des panneaux publicitaires géants et l’envoi de SMS et différentes autres techniques publicitaires. Il y a énormément d’argent à gagner, parait-il, pour les personnes participant à cette campagne.
« Tout doit se faire en douce, de manière indirecte, sans violence et surtout avec une voix qui appelle au calme et à la paix », a indiqué le lobbyiste saoudien à Mme Darghouth et il précise qu’il est impératif que les personnes sélectionnées ne soient ni voilées ni religieuses.










