La cession des parts de la famille Ben Ali dans Ennakl et la Banque de Tunisie, confisquées par l’Etat, n’a pas profité à tout le monde.
La reprise de la cotation en bourse, après une suspension de quelques semaines, des titres d’Ennakl s’est accompagnée par une forte baisse pour occuper la place de la « plus forte baisse de la journée » deux jours consécutifs.
Durant la séance du mardi 20 novembre, le titre d’Ennakl a chuté de 3,8% et de 5,76% pour la séance du mercredi 21 novembre 2012 clôturant la journée à 11,600 dinars. Pour la séance du jeudi, on s’attend à ce que la tendance baissière continue.
Le prix de l’action proposé par le consortium Parenin Poulina (12,850 dinars) est pourtant des plus corrects et supérieur au cours moyen au moment de la cession. Bien supérieur au cours d’entrée (10,700 dinars).
En revanche, pour la BT, la reprise de cotation, mercredi 21 novembre 2012, s’est accompagnée par une belle augmentation de 3,6% occupant la place de la plus forte hausse de la journée.
Le prix proposé par l’acquéreur Royal Luxembourg Soprafi est supérieur au cours moyen (14,850). Pourquoi donc ce qui s’est observé avec le fonds d’investissement luxembourgeois ne s’est pas observé avec le consortium tuniso-tunisien ?
Selon les intermédiaires et les observateurs du marché boursier tunisien, le fonds luxembourgeois serait un fond spéculatif. «Il est totalement inconnu dans le paysage local et nous n’avons pas réussi à savoir qui se cache derrière », nous indique un des plus grands intermédiaires boursiers tunisiens.
Cette rumeur que le fonds soit spéculatif aurait alléché certains boursicoteurs qui tentent ainsi de décrocher des plus-values intéressantes en achetant le titre BT.
En face, la réputation de bons gestionnaires rigoureux des groupes Poulina et Amen n’a pas été rassurante pour les boursicoteurs attirés par un gain rapide. Les tensions sociales observées ces derniers mois au sein d’Ennakl ne présagent pas un court terme tranquille au sein de l’entreprise, après cette cession. Eléments à rajouter à la question de la restriction des quotas d’importation de véhicules dont le chiffre d’affaires d’Ennakl dépend étroitement.










