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Ghannouchi : « L’assassinat de Chokri Belaïd doit cesser d’être une source de surenchères »

Lors d’une conférence de presse d’Ennahdha tenue dans la Cité Ettadhamon, vendredi 15 mars 2013, le leader du mouvement est revenu sur les accusations de certaines parties quant à l’existence d’une police parallèle au sein du ministère de l’Intérieur, aux mains d’Ennahdha. « Ces accusations relèvent de l’affabulation », a-t-il rétorqué, affirmant que le mouvement envisageait de saisir la justice pour mettre fin à ses diatribes.
Rached Ghannouchi a également, à cette occasion, réitéré son souhait de voir le meurtrier de Chokri Belaïd démasqué par l’institution policière, afin que « cet assassinat cesse d’être une source de surenchères ».

Pour ce qui de la tenue d’élections en octobre prochain, Ghannouchi a appelé les groupes parlementaires à accélérer le parachèvement de la rédaction de la Constitution et de la mise en place, aussi rapidement que possible, des lois que nécessitent les élections.

Interrogé sur les déclarations attribuées au dirigeant d’Ennahdha Habib Ellouz et dans lesquelles ce dernier qualifiait l’excision des filles d’opération de chirurgie esthétique, Ghannouchi a considéré que lesdites déclarations n’engageaient pas le mouvement mais, seulement, leur auteur.

Il a affirmé que le gouvernement rejette cette question « parce que dépourvue de fondement ‘’charaïque’’ et étrangère à la culture tunisienne ».

Il a d’autre part nié qu’Ennahdha soit partie prenante dans l’envoi de jeunes tunisiens pour aller combattre en Syrie contre le régime de Bachar Assad. « Nul ne sait s’il y a des commanditaires de telles opérations et si certains jeunes sont poussés par un engagement personnel à participer à la révolution syrienne contre le régime dictatorial local », a-t-il dit.

De son côté, le chef du département politique d’Ennahdha, Ameur Laârayedh a indiqué que sa demande à être déchargé de sa fonction visait à laisser un autre dirigeant le remplacer à la tête de cette instance.

Rached Ghannouchi a aussitôt répliqué pour dire que « les instances du mouvement n’avaient pas encore examiné la demande d’Ameur Laârayedh » et que « ce dernier est toujours là où il était ».

Le même Laârayedh a nié que l’absence d’Ennahdha à la conférence de dialogue national organisée à l’initiative de l’UGTT ait été une prise de position contre la centrale syndicale « mais contre certaines parties présentes à cette conférence ».

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