Le propriétaire de la fréquence de la chaîne « Ettouniseya », Slim Riahi, a livré son analyse de la situation que connaît cette chaîne dans un post sur sa page Facebook le 7 juillet.
Slim Riahi dit qu’il s’attendait à la réaction de la direction de la société de production Cactus, quand il a décidé de revoir sa relation avec la société en tant que propriétaire légal de la chaîne « Ettouniseya ». Une réaction de victimisation et de politisation d’une affaire qui n’en est pas une, selon lui.
Slim Riahi déclare avoir attendu la fin de la saison des programmes politiques produits par Cactus pour démontrer qu’il n’y a rien de politique dans sa décision et qu’il n’y a aucun problème concernant la ligne éditoriale de la chaîne. Il ajoute qu’il voulait intensifier l’association entre Cactus Prod et la chaîne « Ettouniseya », mais que cette volonté a été reçue avec « un manque de transparence, aucune clarté et beaucoup de mépris ».
Le propriétaire de la chaîne « Ettouniseya » a également déclaré que la décision de couper la fréquence de la chaîne a été précédée d’une période de trois mois au cours de laquelle la société Cactus Prod a été avertie par écrit à plusieurs reprises et durant laquelle des négociations ont été menées avec la direction de la société.
Slim Riahi poursuit en précisant qu’il a œuvré pour transférer la propriété de la chaîne, de son nom et de sa fréquence à l’une de ses sociétés en liquidant les dettes de la chaîne et en assurant sa défense dans un procès ouvert en France (Nanterre) intenté par un ancien associé de la société Cactus Prod. Après avoir réglé cette situation, Slim Riahi a tenté de conclure un nouveau contrat avec la société de production qui serait avantageux pour les deux parties. Cependant, la société Cactus Prod n’a accordé aucune importance à cette initiative, a coupé totalement le contact et n’a pas procédé au paiement des sommes dues à la chaîne ni à la signature du nouveau contrat.
Dans ses déclarations, Slim Riahi ajoute que la direction de la société Cactus Prod, avec à sa tête l’administratrice judiciaire et le directeur de la production, a exprimé un refus « suspect » de communiquer les comptes financiers de la société et il s’est avéré que des manipulations de ses comptes avaient lieu. Slim Riahi affirme que des manipulations ont lieu entre Cactus Prod et plusieurs sociétés fictives qui produisent des émissions avec les moyens de la société Cactus Prod qui sont en réalité les moyens de l’Etat. Ces manipulations consisteraient à gonfler les coûts de production pour permettre de manipuler les gains.
Slima Riahi accuse l’administratrice judiciaire et le directeur de la production de Cactus Prod de complicité dans cette affaire et il fait porter la responsabilité de cette mauvaise gestion à l’Etat qui n’a pas su protéger les intérêts de la communauté en laissant la porte ouverte à une gestion opaque pire que celle pratiquée sous Ben Ali. Il a ajouté que les responsables de Cactus Prod ont clairement choisi de sacrifier leurs programmes ramadanesques et de chercher d’autres fréquences au lieu d’être transparents et de répondre à une demande légale de révéler leurs comptes. D’après lui, cette réaction montre que le problème est d’ordre purement financier et que leur mauvaise gestion représente un gros dossier de dépassements légaux qui sera soumis à la justice.
Slim Riahi rappelle qu’il est le seul propriétaire de la chaîne « Ettaouniseya » et déclare que toute personne qui utilisera le logo de la chaîne s’exposera à des poursuites judiciaires tout en informant les publicitaires que la chaîne est habilitée à négocier les contrats et non pas la société Cactus Prod. Slim Riahi laisse également la porte ouverte à tous ceux qui voudraient répondre à « l’appel de la vérité » au lieu de « jouer avec les sentiments de l’opinion publique, lui mentir en prétendant être une victime politique pour couvrir des malversations et des dépassements ».










