Dans une intervention sur Mosaïque Fm, le professeur de droit administratif a appelé au maintien de l’Assemblée nationale constituante et à la dissolution du gouvernement actuel et son remplacement par un gouvernement de salut national.
Iyadh Ben Achour a indiqué que la Tunisie est gouvernée depuis le 14 janvier 2011 par des autorités légitimes, rappelant au passage que la prise de fonction de Foued Mebazzaâ s’est faite sur les bases de l’article 57 de la constitution de 1959.
Iyadh Ben Achour estime que si l’Assemblée nationale constituante venait à être dissoute, il sera impossible pour un gouvernement de gouverner du fait qu’il y aura tous les jours des milliers de personnes venant réclamer la chute du régime en place.
Toutefois, le Professeur de droit administratif a indiqué que l’ANC a outrepassé ses fonctions en s’attaquant au domaine législatif alors qu’elle aurait dû se concentrer uniquement sur son objectif initial, à savoir l’élaboration d’une nouvelle constitution d’où le retard constaté dans ses travaux.
Iyadh Ben Achour appelle à la fixation d’une date marquant la fin du délai pour l’élaboration d’une nouvelle constitution et à la création d’un comité d’experts afin de réviser le dernier projet de constitution présenté par les députés. Le travail de ce comité d’experts sera soumis à l’approbation des élus.
Toujours au chapitre de l’Assemblée nationale constituante, Iyadh Ben Achour a estimé que la décision de Mustapha Ben Jaâfar de suspendre ses travaux était avant tout une décision politique mais qu’elle était légale et légitime, vu qu’elle respecte l’article 24 de l’organisation provisoire des pouvoirs publics.
D’un autre côté, l’ancien président de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution a plaidé en faveur de la dissolution du gouvernement actuel et la formation d’un gouvernement de salut national.










