Le vice-président d’Ennahdha, Abdelfatteh Mourou, est revenu sur le dossier des nominations au poste de chef du gouvernement dans une interview accordée à la radio privée Cap FM ce mercredi 6 novembre 2013. Il s’est déclaré contre la nomination d’Ahmed Mestiri malgré sa carrière honorable, favorisant des candidats plus jeunes.
«J’ai honte après la révolution de dire que le président, le chef du gouvernement et les ministres ont plus de 80 ans. Mais, c’est tout ce dont on dispose et on doit s’y faire surtout que la mission du futur chef du gouvernement devra se limiter à protéger la transition démocratique de toute intervention et assurer la tenue des élections, rassurant le pays et le calmant, avec l’appui d’agents sécuritaires et économiques qui vont l’épauler, pour limiter cette descente dans le gouffre » a-t-il déclaré.
Pour Abdelfattah Mourou, l’ancien ministre des Finances Jelloul Ayed serait un candidat adéquat et une personnalité respectable : «Je n’ai pas de relation avec lui mais j’ai apprécié son travail. En plus, il a prouvé qu’il n’est pas intéressé par la politique en ne joignant aucun parti et en favorisant le travail dans son domaine».
«Qu’est ce qui nous empêche de le présenter ?», s’est-il interrogé, rétorquant que plusieurs parties, même au sein de la Troïka, veulent que les choses restent comme elles sont. «C’est un avis politique honorable», concède-t-il, ajoutant «mais la situation du pays ne le permet pas».










