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Tunisie – Olfa Youssef persiste et signe : «Ben Ali est plus cohérent et clair que Marzouki» (audio)

L’écrivaine tunisienne Olfa Youssef est intervenue, ce lundi 2 décembre 2013 dans une déclaration à Shems Fm, pour s’expliquer par rapport au statut qu’elle a publié la veille sur sa page Facebook en réaction à sa citation dans Le livre noir, et dans lequel elle a sévèrement critiqué le président de la République Moncef Marzouki, le traitant de menteur et soulignant que «Ben Ali, malgré ses fautes, était mille fois plus " homme" que lui».

Mme Youssef a expliqué que, pour elle, travailler avec l’ancien régime n’est pas une accusation ou un crime justiciable, mais plutôt faire des choses contraire à la loi comme recevoir de l’argent d’une manière illicite ou un pot de vin ou être corrompu, etc. «Même cela ne me dérange pas autant que le mensonge», a-t-elle estimé, ajoutant «je mets au défi le président de prouver que j’ai suivi des cycles de formation, d’avoir écrit des articles pour faire les louanges de l’ancien président ou d’avoir reçu un denier de plus que mon salaire». «Si j’ai reçu cette formation je l’aurai avoué. C’est vrai que j’ai fait une conférence au palais de Carthage au temps de l’ancien régime. Marzouki a invité, depuis son investiture et à plusieurs reprises, plusieurs écrivains et scientifiques dans ce même cadre. J’ai même participé à certaines conférences du RCD pour parler de Taher Haddad et du courant réformiste et je n’ai pas honte.

«Je soutiens ce que j’ai déjà dit : "Ben Ali est plus cohérent et clair que Marzouki" et j’en ai les preuves», a souligné Olfa Youssef, argumentant, «Ben Ali a assumé ses fautes et ses opinions. Il ne s’est jamais présenté en défenseur des droits de l’Homme alors que le premier principe d’un tel homme est normalement que "toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire" et non pas que "toute personne est accusée par un crime non répertorié par la justice jusqu’à ce que son innocence soit prouvé". Il doit être convaincu que la justice est le seul endroit pour juger les gens». Ben Ali n’a jamais laissé bâtir une base militaire américaine étrangère en Tunisie. Il n’a jamais appelé, sur Al Jazeera à la désobéissance civile puis jugé ceux qui appellent maintenant à la désobéissance civile comme Taher Ben Hassine.

Autre point relevé par l’écrivain, le timing de la parution du livre noire. « Alors que toutes les parties s’efforcent à trouver un terrain d’entente dans le cadre du dialogue national, le président de la République, qui est supposé être le président de tous les Tunisiens et qui doit faire tout pour rapprocher les différents points de vue, a trouvé le moyen de faire une diversion à travers un buzz médiatique dont le but est de diviser et de désunir les Tunisiens », juge-t-elle.

«Il y a eu plusieurs fautes dans l’histoire de notre pays, mais c’était un Etat reconnu entre les autres nations, où il n’avait pas de meurtre politique et où les citoyens étaient pauvres, mais ne se détestaient pas», notant «je ne crois pas en une démocratie avec les ignorants, comme Voltaire je crois en une dictature éclairée». «Personnellement, je constate un fait : je suis une femme qui est depuis 3 mois sous protection policière à l’époque d’une présidence de République qui se dit attachée aux droits de l’Homme», conclut-elle.

I.N.

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