Dans son communiqué publié ce matin du dimanche 16 février 2014, à la suite de l’acte terroriste qu’a connu le gouvernorat de Jendouba dans la nuit du samedi, le ministère de l’Intérieur a appelé les médias à faire preuve de discrétion dans le cadre de la couverture médiatique des événements terroristes dans le but de préserver les secrets de l’enquête en cours.
Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont manifesté leur mécontentement quant au décalage existant entre la gravité des événements que connaît la Tunisie et la légèreté des émissions diffusées sur plusieurs chaînes dont les chaînes nationales.
Dans ce contexte, Najiba Hamrouni, présidente du Syndicat national des Journalistes tunisiens a appelé à la mise en place de couvertures médiatiques spécifiques à ce genre d’événements. Selon elle, « certes, les chaînes nationales ne sont pas des chaînes d’information exclusivement, mais nous sommes en guerre contre le terrorisme et ceci requiert la mise en place d’équipes journalistiques capables d’intervenir, d’une manière directe, en interrompant les émissions quand cela s’impose, afin de fournir l’information même en collaboration avec les envoyés spéciaux de la TAP ». Rejoignant l’indignation de plusieurs citoyens, Najiba Hamrouni a ajouté : « Ainsi ne nous touchera pas la folie à cause de ces chaînes qui poursuivent normalement la diffusion des émissions prévues comme si les assassinats des agents des forces de l’ordre et des citoyens se passaient dans un autre pays ».










