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Ridha Belhaj : le gouvernement Jomâa n’a pas respecté la feuille de route

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    Dans son intervention aujourd’hui mercredi 19 mars 2014 à l’émission de Midi Show avec Naoufel Ouertani sur les ondes de Radio Mosaïque Fm, Ridha Belhaj, directeur exécutif de Nidaa Tounes accuse le gouvernement de Mehdi Jomâa de ne pas respecter les clauses de la feuille de route, plus précisément en ce qui concerne la révision des nominations.

    Pour appuyer ses dires, M. Belhaj indique que le chef de cabinet de Mehdi Jomâa et le secrétaire général du gouvernement, respectivement, Mohamed El Amri et Ridha Abdelhafidh, qui sont des partisans nahdhaouis, se trouvent toujours à leurs postes et continuent à être les vrais dirigeants des rouages administratifs dans les différents départements ministériels.
    Ridha Belhaj s’interroge sur le pourquoi du limogeage, décidé en l’absence du chef du gouvernement, de trois hauts cadres du Tribunal administratif, de la Cour des comptes, notamment, pourtant réputés pour leur neutralité et leur compétence, même si cela ne constitue pas une urgence ou une priorité.
    "Et dire que ce gouvernement ferme les yeux sur de nombreux cadres implantés dans des rouages en relation directe avec les prochaines élections aussi bien dans le corps des gouverneurs que chez les délégations spéciales des municipalité. Sans oublier le maintien de certains cadres proches d’Ennahdha au sein du ministère de l’Intérieur et la domination du Centre national d’informatique (CNI) par un directeur et autres responsables nahdhaouis sachant que ce Centre sera un acteur déterminant dans le déroulement du prochain scrutin", ajoute t-il.

    Le dirigeant de Nidaa affirme que le gouvernement de Mehdi Jomâa a pour mission principale l’organisation d’élections neutres et démocratiques, mais "on constate que le chef du gouvernement s’occupe de tout, sauf des élections et de ce qui y touche de près. Il est vrai qu’il a pour mission, aussi, de calmer les tensions sociales et de remédier à la situation économique, mais on ne lui demande pas d’établir des plans de longue haleine et d’entreprendre des tournées pour chercher des subventions et des aides, car les autres savent très bien qu’il représente un gouvernement provisoire", affirme-t-il.

    Concernant l’après élections, M. Belhaj estime que les prochains vainqueurs auront le droit de gouverner pour un mandat de cinq ans et qu’il n’est pas automatique de se partager le pouvoir, sauf dans des cas d’extrême nécessité.

    S.H

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