Des agents de la sûreté, réintégrés après la révolution, sont entrés en grève de la faim depuis mercredi 28 mars 2014 et comptent observer un sit-in devant le Palais du gouvernement à La Kasbah à partir du mardi 1er avril 2014 pour protester contre la non régularisation de leur situation administrative et sociale au sein du ministre de l’Intérieur.
C’est ce qu’a indiqué, aujourd’hui samedi 29 mars, Karim Charrad, l’un des grévistes de la faim avant d’ajouter qu’ils ont été amenés à prendre une pareille décision suite à la stagnation de leur cursus professionnel et l’absence de couverture sociale.
M. Charrad révèle encore qu’on leur a signifié, tout récemment, le refus du ministre de l’Intérieur de trouver une solution à leurs problèmes, malgré les multiples promesses, selon ses dires.
D’autre part, des témoins oculaires, qui se sont déplacés au siège de l’Union Nationale des Syndicat des forces de sûreté tunisienne, ont rapporté que les policiers, ayant entamé la grève de la faim sauvage, sont dans un état de santé critique. Certains d’entre eux ont été transférés d’urgence à l’Unité de soins intensifs.
Le même syndicat indique qu’il a déjà envoyé deux correspondances officielles au chef du Gouvernement, Mehdi Jomâa, et qui sont restées sans réponse.
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