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Discours de Moncef Marzouki devant les « dignataires » politiques belges

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    Le président Moncef Marzouki a prononcé mardi 1er avril 2014 un discours « devant les Députés et sénateurs Belges, des dignataires politiques et des représentants de la société civile ». Le mot « dignataire » étant la coquille glissée dans le communiqué officiel de la présidence de la République.
    Dans ce discours, le président a mis en exergue les bienfaits de la révolution tunisienne. Il en a également profité pour remercier quelques uns de ses amis personnels belges. Des personnes qui l’ont soutenu et encouragé dans son combat contre la dictature de Ben Ali. "Laissez-moi exprimer ici ma profonde gratitude à Michel Johaes et à son épouse Marie Paule (photo), à Patrick Jadoule et son épouse Geneviève, à Dominique Pestiaux, à Carl Vanwelde et à tous les Belges qui m’ont soutenu, soutenu d’autres tunisiens, soutenu la Tunisie dans son combat pour la démocratie" a-t-il déclaré.

    Le président de la République a, par la suite, déclaré attendre la reconsidération de la dette et une nouvelle façon de l’utiliser. « La solution pour la Tunisie qui a honoré et honorera toujours ses engagements est de transformer sinon la totalité du moins la plus grande partie possible de notre dette extérieure en source de financements de projets de développement dont profiteraient automatiquement les entreprises nationales des pays qui accepteraient cette nouvelle approche. Nous pensons que cela donnerait du travail aussi bien à vos jeunes qu’aux nôtres (…) J’aimerais ici vous informer que le service de la dette nous coûte annuellement l’équivalent du budget que nous allouons au développement régional. Transformer la dette en projets économiques signifie tout simplement que nous pouvons construire deux fois plus de routes, d’hôpitaux, d’écoles et sortir des centaines de milliers de nos jeunes du cauchemar du chômage et d’une vie gâchée », a indiqué Moncef Marzouki.

    Dans ce même discours, il a repris une citation d’Antonio Gramsci, mais en prenant soin de la charcuter de moitié, puisqu’elle n’allait pas dans le sens de sa volonté visiblement.
     Il s’agit, en réalité, de « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Dans son discours, Moncef Marzouki a déclaré : « Les périodes de transition sont celles où comme le dit Gramsci l’ancien n’est pas encore mort et le nouveau n’est pas encore né ».

    R.B.H.

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