C’est autour du Royaume-Uni de classer en tant qu’organisation terroriste Ansar Chariâa Tunisie, ce groupe d’islamistes radicaux reconnu comme tel, bien avant, par les Etats-Unis et par la Tunisie elle-même (depuis le mois d’août 2013).
Proposée par David Cameron, premier ministre britannique, quelques jours auparavant, l’enquête ciblant les Frères musulmans a abouti, hier mercredi 2 mars, et lors d’une séance tenue au parlement britannique, à la classification dudit groupe radical tunisien, d’Al Mourabitoun (proche d’Al Qaïda Maghreb) et d’Ansar Baït AL Maqdes (Egypte), comme groupes terroristes. Il s’agit d’une « décision devenue nécessaire », selon le ministre de l’Intérieur britannique, James Brokenshire.
Certains présents ont vu en cela une assurance implicite du gouvernement quant à « l’implication de ces groupes dans des crimes d’une haute gravité ». D’autres ont exhorté le ministre à soumettre aux mêmes restrictions Hizb Ettahrir.
Revenant sur l’interdiction des partis précités, James Brokenshire a précisé : « Cette décision ne sera pas limitée dans le temps et une procédure de levée de l’interdiction n’a pas été prévue ».










