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Grâce à la formation de Bush, Emna se voit présidente de la Tunisie dans 20 ans

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    Le périple américain des 17 Tunisiennes parties se former au Georges W. Bush Presidential Center aux Etats-Unis se poursuit, ses vrais desseins se dessinent et les projets des participantes n’en sont que plus évidents.

    Emna Ben Arab Ben Mustapha
    , en est une. Elle a pris la parole dans le cadre d’une conférence donnée ce 7 avril à University Park, comme le rapporte le journal local Dallas News.

    Enseignante universitaire, Emna ambitionnerait d’être, dans l’avenir, présidente de la Tunisie. Intervenant à ce sujet, une autre participante à ce programme a déclaré « Je suis fière d’être assise aux côtés de Emna. La raison, c’est que son but est de devenir un jour présidente de la Tunisie. C’est devenu désormais mon but à moi aussi. Dans les 20 prochaines années, je serai derrière elle, afin de l’aider dans ce parcours vers la présidence ».

    Le Bush Center base son programme sur l’importance du réseau pour la réussite, comme l’explique l’article en question. L’organisme géré par l’ancien président américain George W. Bush « a voulu commencer à développer le sien dans des pays arabes ayant connu depuis trois ans des changements politiques », y lit-on.
    Les participantes dont les noms de famille et les photos ont été supprimés par le site W. Bush Presidential Center pour leur sécurité, explique-t-on, ont rencontré lors de leur séjour aux frais des Bush, des dirigeants de grandes entreprises et des leaders politiques.
    « Le leadership n’est pas un cadeau, mais un choix », explique Emna Ben Arab Ben Mustapha qui semble avoir fait, avant que la Tunisie ne fasse sa révolution, des choix discutables.

    Après cet article de Dallas News, nous avons cherché à en savoir davantage sur cette femme qui se voit future présidente de la Tunisie. Il s’avère qu’elle a été membre d’un comité au sein de la chambre parlementaire à l’époque de Ben Ali et vice-présidente du groupe d’amitié parlementaire tuniso-américain créé par Sakher El Materi. Par ailleurs, et selon son CV, on apprend qu’elle était membre du RCD dissous. La future présidente de la Tunisie n’en est donc pas à sa première visite chez les dignitaires américains. Elle en a déjà fait une à Washington et aussi au Pentagone en octobre 2010 aux côtés de Sakhr EL Materi et de Saïda Agrebi.

    Rappelons que cette formation dispensée par le Georges W. Bush Presidential Center aux Etats-Unis a déjà suscité une polémique en Tunisie.

    A lire également : L’ancien président Bush se dit prêt à investir dans le peuple tunisien

    Inès Oueslati

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