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Sihem Badi et les spéculations apocalyptiques

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    Sihem Badi a écrit, hier mercredi 28 mai, soit 24 heures après les événements de Kasserine, que si ce qui s’est passé est vrai et que la maison de Ben Jeddou a été attaquée, cela veut dire que c’est ce qu’on désigne littéralement comme « la danse du coq égorgé ». Imprécise dans la désignation de ceux qu’elle fustige, l’ancienne ministre de la Femme a avancé que ceux-ci veulent attaquer Lotfi Ben Jeddou, après avoir refusé son maintien au poste de ministre de l’Intérieur en tant que « garant de la stabilité et garde du pays quant à la menace de coup d’état.

    Ceux-ci sont encore déterminés pour atteindre leurs buts, déstabiliser le pays et travailler pour que soit interrompu le processus entamé. Ils veulent, à travers les campagnes de dénigrement en continu, que Moncef Marzouki leur remette les clés de Carthage et que Mustapha Ben Jaâfar leur remette celles de l’ANC ». Poursuivant son raisonnement, Sihem Badi ajoute : « Ils savent que le combat connaîtra sa fin d’ici quelques mois. C’est un combat existentiel : soit nous survivons (nous, forces de la révolution dans tous ses aspects et à travers toutes ses institutions), soit ils reviennent. Ils useront alors de main de fer et de feu et le pays deviendra des prisons et des potences qu’ils dresseront sans jugements ».

    Le scénario chaotique qui s’en suit n’en dit pas davantage sur ceux que la ministre désigne comme responsables des événements de Kasserine, de la pression sur Marzouki et Ben Jaâfar et de la menace qui pèse sur les « révolutionnaires ». Elle surenchérit, cependant, en disant que « nous serons menacés, nos vies comme notre argent et notre honneur et tous les moyens sont pour, eux, légitimes : les médias, ils y ont leurs soldats, les assassinats, ils en ont l’expérience et les moyens pour achever un peuple entier, la menace et l’intimidation… ». « Nous devons être unis et sans crainte. Notre mort doit être en martyrs et notre combat doit être pour sauver la patrie et rendre honneur au droit. Ou alors ils nous vaincront, seront nuisibles sur terre et détruiront les maisons et les minarets », a conclu Sihem Badi, en exhortant « les siens » à être « forts psychologiquement et matériellement parce que la route sera longue ».

    I.O.

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