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Tunisie – Affaire des taxis défectueux : Ennakl et Volkswagen s’engagent à la prise en charge des réparations (vidéo)

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    Une conférence de presse a été organisée, ce mardi 3 juin 2014, pour apporter des précisions sur l’accord qui a été trouvé entre Ennakl Automobiles, la Fédération nationale de transport et la Chambre du syndicat national des chauffeurs des taxis individuels, concernant la problématique des moteurs défectueux sur les taxis Polo 7 de 2010. Ont pris part à la conférence le directeur général d’Ennakl Automobile Brahim Debbeche, du secrétaire général de la société Mohamed El Hechmi Blouza, de son directeur Central après vente Zied Kammoun et du président de la Chambre du syndicat national des chauffeurs des taxis individuels Moez Sallemi ainsi que plusieurs membres du bureau exécutif de la chambre.

    Suite à un mouvement de protestation des chauffeurs de taxi devant les locaux de la société à la Charguia début du mois de mai, le concessionnaire avait entamé des discussions avec des parties syndicalistes qui se sont avérées être des représentants régionaux et non nationaux de l’Utica et qui se sont entêtés à demander une compensation financière chose qui a été refusé par le conseil d’administration d’Ennakl et par le constructeur Volkswagen.
    S’apercevant que ces interlocuteurs ne représentaient pas tous les professionnels, Ennakl s’est adressée pour les négociations directement à la Fédération nationale de transport qui a mandaté la Chambre du syndicat national des chauffeurs des taxis individuels en la personne de son président Moez Sallemi.

    Ainsi, lors d’une réunion de travail tenue mardi 20 mars 2014, les deux parties se sont mises d’accord sur l’importance de trouver des solutions pour mettre fin à ce problème et qui arrange les professionnels. Pour sa part, le constructeur allemand Volkswagen a manifesté son intérêt et sa volonté de régler ce problème qui touche une tranche importante de la clientèle d’Ennakl Automobile en termes de nombre de véhicules, a expliqué M. Debbeche.
    Ainsi, Ennakl Automobile avec l’accord et l’appui de Volkswagen a décidé de prendre en charge tous taxis ayant un problème aux injecteurs. Ces véhicules seront réparés et leurs moteurs pourront même être changés en entier, si nécessaire. Le tout sera fait gratuitement et ce, même si le véhicule est hors garantie constructeur. La seule condition pour bénéficier de ces réparations est que le véhicule soit toujours équipé du moteur d’origine du véhicule.
    En outre, la société s’est engagée à prendre en charge le manque à gagner des chauffeurs de taxis pendant la période de l’arrêt de leurs véhicules pour réparation. Cette indemnité a été fixée par la Chambre à 60 dinars par jour pour chaque jour de monopolisation du véhicule pour réparation. On notera aussi que Ennakl Automobile continue ses négociations avec la Chambre pour trouver un terrain d’entente sur le dédommagement de certains propriétaires de taxi qui sont déjà passés par ses représentations pour les repartions et ont été lésés suite à des pannes à répétition de leurs moteurs.

    On notera aussi qu’une délégation de Volkswagen de 12 personnes a été envoyée la semaine dernière à Tunis. L’objectif de cette mission est de déterminer les raisons de cette panne qui a touché ces véhicules en particulier. Les premiers éléments incriminent des causes environnementales : les injecteurs n’avaient pas de problème électrique mais mécanique et des granules de sable y ont été retrouvés. Le constructeur tente actuellement de déterminer avec exactitude les raisons de ce bug et communiquera dessus le 12 juin courant.

    Par ailleurs, le torchon brule entre la Chambre nationale et la Chambre régionale du syndicat des chauffeurs des taxis individuels. Pour la Chambre nationale, la Chambre régionale a outrepassé ses prérogatives et ses derniers mouvements servent des intérêts politiques en particulier. Les deux parties en sont même venues aux mains, juste avant la conférence de presse, la Chambre régionale voulant s’y imposer. Les deux parties se sont jeté mutuellement des accusations plus ou moins grave. Finalement, les membres jugés indésirables ont été reconduits hors des locaux de l’Utica.

    Imen Nouira

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