La visite effectuée par le président de la République, Moncef Marzouki, dans la région de Gabés le 5 juin 2014 a été émaillée de quelques incidents.
Plusieurs citoyens ont exprimé leur refus d’une visite "cosmétique" visant à tromper le peuple et s’inscrivant dans une campagne électorale prématurée, c’est ce qu’a déclaré à la tribune un activiste de la région.
Par la suite, un agent de la garde présidentielle a évincé cet activiste de la même tribune pour que le président y prenne place. Le président a ensuite pris la parole pour dire qu’il comprenait la douleur des contestataires pendant que ceux-ci lui disaient que l’administration régionale l’avait trompé.
"Avant d’être président de la République je suis un citoyen tunisien. Je suis passé par cette région des milliers de fois et je me souviens à quel point elle était belle. Je considère ce qui est arrivé dans cette ville comme un crime odieux car la santé des habitants n’a pas été prise en considération. Je vous assure que notre volonté est de rendre sa considération à cette ville et de retrouver la belle ville dont on se souvient" a déclaré le président. Pendant son discours, plusieurs voix l’ont interrompu en criant "des décisions !" ou "nos enfants !" ou encore "lutter contre la pollution est un devoir".
Le président a poursuivi en disant que l’Etat devait prendre ses responsabilités ainsi que la société civile. Face à la colère des présents, Moncef Marzouki a eu du mal à ne pas être interrompu à plusieurs reprises. Evoquant le groupe chimique tunisien, le président a assuré que le directeur de cette entreprise lui avait exposé une stratégie pour lutter contre la pollution. "Les stratégies ne sont jamais appliquées !", "c’est contre Gabés qu’ils complotent, on n’est pas considérés comme des Tunisiens!" ont crié les présents.
Le président de la république a ajouté que l’objectif de la révolution tunisienne était justement de rendre toute leur considération aux régions comme Gabés. Les contestataires ont rétorqué que la révolution n’avait rien fait pour Gabés. C’est à ce moment là que le président de la République a pris un document et l’a tendu à l’un des contestataires qui étaient devant lui en promettant qu’il ferait tout ce qu’il pourrait pour que cette ville "recouvre ses droits".










