Par Mohamed kasdallah
Après avoir vécu une relative accalmie, notre pays convulse de nouveau. Les actes de terreur sont de retour, et du coup, le pays risque d’amorcer un virage particulièrement périlleux. Et comme d’habitude et en pareille circonstance, les spécialistes de tout acabit, entre politologues, politiciens et autres intellectuels, se ruent et se bousculent sur les plateaux de télévision pour apporter leur expertise en la matière. Chacun a sa lecture. Malheureusement, on s’engouffre dans des formules soporifiques et on a droit souvent à des lapalissades qui s’apparentent à des vœux pieux, loin de la réalité du terrain. Bref, c’est l’ignorance à l’état brut. On continue à tirer à hue et à dia sans bénéficier de la moindre réflexion susceptible de venir en aide à ceux qui ont « les pieds sur la braise ».
Il ne suffit pas de dire que nous allons éradiquer le terrorisme et proclamer absolu et définitif son caractère résiduel alors qu’il peut se manifester à tout moment et même s’intensifier et se radicaliser.
Dans un texte publié sur Business News le 14/06/2013, je soutenais l’idée selon laquelle on ne pourra jamais venir à bout de cette plaie purulente sans le recours à de grands remèdes capables d’extirper le mal une fois pour toutes. Je demeure convaincu de la véracité de cette thérapie dont voici les aspects essentiels :
Au plan opérationnel :
1- La lutte antiterroriste doit reposer sur une stratégie élaborée sur le long terme et en fonction des objectifs à atteindre, de la nature du danger et du degré de connaissance de l’adversaire.
2- L’action doit être menée « avant coup ». Elle ne doit pas être circonstancielle. Il faut garder toujours l’initiative de son coté.
3- Le renseignement étant l’arme stratégique capitale. Il y a lieu de :
-Remettre sur pied son outil fondamental qui est la Sûreté de l’Etat.
-Recourir à l’initiative citoyenne et au bénévolat populaire.
-Créer des « comités de vigilance populaire » et des groupes anti
propagande et intox terroristes.
4-Création de « Task-forces » spécialisées dans la lutte antiterroriste et mises sous un commandement unique.
5-Emploi de drones (avions furtifs sans pilote et de haute technologie) soit pour le renseignement soit pour la neutralisation par le feu.
Et afin d’éviter les dommages collatéraux de ces armes, je préconise l’évacuation de la population dans le voisinage immédiat des monts susceptibles d’abriter des groupes armés terroristes.
6-Valorisation des zones militaires exclusives par des travaux de génie : bouchons de mines, fosses anti véhicules, points de passage obligé, observatoires, etc.
Au plan social :
Création d’un Fonds National de lutte antiterroriste et de solidarité avec les victimes de la terreur
Au plan politique :
Il faut se rendre à l’évidence. Toute recherche de compromis avec ces fanatiques fondamentalistes est nulle et non avenue. Ils sont parfaitement insensibles à tous les discours lénifiants.
C’est pourquoi je lance un appel solennel à qui de droit de tenir un discours ferme et d’éviter ce langage poétique, facile et irrationnel. Il faut tenir un langage de vérité pour convaincre et vaincre. Vaincre ! Voici le maitre-mot que nous avons oublié d’utiliser tant il nous paraissait d’un emploi improbable. Vaincre les éternels indécis, les dubitatifs chroniques, les spectateurs immobiles et sceptiques de toute action qui s’engage. Vaincre les atermoiements, les plaintes et les murmures pour une seule cause qui vaille : L’amour de la patrie et de son peuple.
Est-t-il trop demandé aux uns et aux autres d’œuvrer ensemble pour que notre pays retrouve enfin la paix et la sérénité ?
« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute »
Confucius.










