Alors que la Tunisie mène une bataille frontale avec les terroristes et que la situation économique dans le pays est désastreuse, le président de la République a réussi à trouver encore une fois le temps pour rédiger une longue tribune d’opinion qu’il a publiée sur le site qatari d’Al Jazeera.
Cette tribune, comme l’a déclarée à plusieurs reprises la présidence de la République, est gratuite et n’est pas payée à 50.000 dollars l’unité, comme l’ont déclaré quelques mauvaises langues.
La tribune a été relayée par les services de communication de la présidence de la République sur le site officiel.
Dans son article d’aujourd’hui, Moncef Marzouki ne fait pas de campagne électorale. Juste qu’il rappelle la période de 1984 lorsqu’il était à la Ligue tunisienne des droits de l’Homme et qu’une campagne hostile a visé le défunt Serge Adda parce qu’il voulait candidater pour présider la LTDH. Moncef Marzouki déclare qu’il a alors pris la parole pour défendre farouchement son concitoyen juif qui a été fortement dénigré, juste parce qu’il est juif. Sa plaidoirie a porté. A l’entendre, il était très fier que feu Serge Adda ait été élu et que les racistes aient « fermé leurs gueules ».
Moncef Marzouki indique dans la foulée qu’il est fier de son panarabisme et de son islam, mais qu’il n’est pas nationaliste parce que les Nationalistes (qu’il qualifie d’ignares et naïfs) ont détruit le grand projet en étant loyaux aux régimes totalitaires, aux familles corrompues et aux affreux services d’espionnage.
Abordant la guerre menée actuellement en Irak, Moncef Marzouki regrette que « nos populations chrétiennes » aient été renvoyées de chez elles par des ignares et des extrémistes.
Il leur propose de venir en Tunisie le temps que la situation se calme et qu’ils puissent rentrer dans leurs foyers en toute quiétude, sans terrorisme et sans ségrégation comme cela a été le cas durant des siècles.
Moncef Marzouki déclare qu’il y a des Tunisiens qui se sont fait manipuler par des bandes terroristes, et qu’il présente de ce fait en son propre nom et en sa qualité de président de la République, ainsi qu’au nom de l’écrasante majorité des Tunisiens, des arabes et des musulmans, ses excuses les plus sincères à ces populations chrétiennes d’Irak.











