La coupole d’El Menzah fait le plein pour le meeting de Beji Caid Essebsi dans le cadre de sa campagne présidentielle.
Le plein est à l’intérieur de la coupole, mais également à l’extérieur où l’on a mis une tribune et des DJs. Des milliers de personnes sont arrivées, en famille, portant les drapeaux nationaux et les couleurs de Nidaa ou encore des photos de BCE avec ses fameux "fa bihaythou" ou "bejbouj". Sur fond de chansons patriotiques, l’ambiance est extraordinaire dans l’attente de l’arrivée de BCE.
Mise à jour :
Comme annoncé, Béji Caïd Essebsi, est arrivé aux environs de 16h30 à la Coupole d’El Menzah où une foule immense a investi les lieux, puisque le Palais des Sports affichait « complet », déjà avant le démarrage de la manifestation, tandis que plus d’un millier de personnes ont dû se contenter de suivre l’événement sur un écran géant placé en plein air près de la salle sportive.
Après avoir entonné le traditionnel hymne national, Béji Caïd Essebsi a prononcé son allocution dans une ambiance survoltée.
BCE a réitéré sa thèse selon laquelle il faut restaurer le prestige de l’Etat, sans recours ni à la violence ni à la répression, mais dans un cadre de respect de la loi et des droits de l’Homme tout en préservant les libertés, de façon à redonner l’espoir aux jeunes et à tous les citoyens. Il a aussi précisé qu’il fera en sorte de rassembler tous les Tunisiens, d’où la nécessité « d’un grand élan de solidarité pour faire sortir le pays du pétrin dans lequel il se trouve ».
« Nous ne prétendons pas nous éterniser à diriger les affaires du pays, mais nous formerons les jeunes à qui revient le droit de prendre le flambeau et d’assumer leurs responsabilités », a-t-il indiqué en substance. Une jeunesse qui doit œuvrer dans un climat de sécurité et de stabilité afin de pouvoir mettre en place une stratégie de développement durable en impulsant la dynamique économique, a-t-il ajouté.
Concernant le volet religieux, M. Caïd Essebsi a déclaré : «nous prônons un Islam modéré. L’Islam est dans nos cœurs et, pour nous, il bannit la haine et les violences. Nous sommes contre la violence et contre l’exclusion ».
Réagissant aux rumeurs lancées par les partisans du CPR, concernant son état de santé, BCE a tenu à affirmer qu’il se porte à merveille joignant le geste à la parole en disant, ironiquement : « vous voulez que j’enlève mes vêtements devant vous ?! ».
BCE affirme encore que s’il est élu président de la République, il fera en sorte de prémunir la Tunisie contre les menaces et le recours à la force. « Il n’y a qu’à voir ce qui est arrivé, tout récemment, au secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi pour mieux se rendre compte des dangers qui guettent le pays».
Et de conclure que s’il est élu, « tous les intégristes et autres adeptes des Ligues dites de protection de la révolution devront oublier un lieu appelé Palais de Carthage où ils ne pourront jamais mettre les pieds ».










