S’exprimant mardi 18 novembre 2014 dans le cadre de l’émission « Merci pour la présence » sur la Wataniya 1, l’actuel président de la République et candidat à sa propre reconduction, Moncef Marzouki, a admis son erreur au sujet l’article 118 de la Constitution, commise lors de son expression directe de la campagne électorale.
Visiblement irrité de voir le journaliste Boubaker Ben Akacha « s’arrêter sur des détails », Moncef Marzouki l’a appelé à ne pas « trop s’accrocher » à la forme et a affirmé que « le plus important était les idées et non les détails ». L’idée étant le danger que représente le fait que trop de pouvoirs soient détenus par une seule partie, ce qui peut menacer la stabilité et la démocratie.
Nous rappellerons que ce « détail » n’est autre que l’article 118 de la Constitution, évoqué hier soir lundi 17 sur la chaîne publique, lors de l’expression directe de Moncef Marzouki. Dans une énième tentative de mettre en garde contre « l’hégémonie et le retour de l’ancien régime » et de diaboliser ainsi son principal rival, le candidat du CPR a déclaré : « Pour la première fois, une seule personne va avoir entre les mains le pouvoir législatif au parlement, la présidence du gouvernement, la présidence de la République, et aussi le pouvoir sur la Constitution puisque vous devez savoir que ce sont le président de la République, le président du parlement et le chef du gouvernement qui nomment le conseil constitutionnel. Il s’agit là de gros pouvoirs entre les mains d’une seule personne qui nous rappellent la période de répression dont on s’est débarrassé et contre laquelle il y a eu une révolution ». En réalité, ni le chef du gouvernement, ni le président du Parlement n’interviennent à ce niveau.










