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Tunisie- Alain Destexhe : Pourquoi il faut soutenir Caïd Essebsi !

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    Alain Destexhe sénateur belge ex-Secrétaire Général de Médecins Sans Frontières et ex Président de l’International Crisis Group, a publié une tribune sur FigaroVox sous le titre « Tunisie : Pourquoi il faut soutenir Caïd Essebsi.» Il rappellera, dans les premières lignes, que, grâce aux islamistes, l’écart entre le président sortant Moncef Marzouki et le candidat de Nidaa Tounes est faible. Alain Destexhe a répondu à « ceux qui s’inquièteraient des tendances autoritaires de Béji Caïd Essebsi, en paraphrasant le général De Gaulle, qu’il ne va pas commencer une carrière de dictature à 88 ans. »

    Alain Destexhe explique par la suite, comment en réalité « le vieux renard a fait preuve d’une extraordinaire habileté ». Dans un premier temps ce sera malgré mais aussi grâce à son passé de bourguibien, qu’il a réussi « à rassembler autour de lui une large coalition hétéroclite opposée à Ennahdha.» Dans un deuxième temps, Béji Caïd Essebsi a réussi à prendre de court les islamistes sur leur propre terrain lorsqu’il n’a eu de cesse de réciter des versets du Coran. Une véritable preuve qu’il est tout autant musulman que ses adversaires. Il a, en outre, réussi en évitant l’usage du terme « laïc », un raccourci de la presse francophone comme le signale Alain Destexhe écrivant : « Dans aucun pays musulman, il n’y a de «camp laïc», mais seulement des partisans sécularistes de la séparation de l’Etat et de la religion. »

    Ensuite, l’analyste rappelle le danger guettant la Tunisie à savoir son islamisation. De là, il prévient contre une éventuelle alliance avec les islamistes dans le cadre de la formation du prochain gouvernement. Alain Destexhe souligne à nouveau le soutien des islamistes à Moncef Marzouki au premier tour de la présidentielle qui lui a fait gagner la deuxième place. L’analyste conclura son billet en précisant : « Aujourd’hui, l’affrontement politique en Tunisie n’est pas de type gauche-droite. L’enjeu, c’est de construire un Etat moderne démocratique avec le moins d’influence islamiste possible. De ce point de vue, Beji Caïd Essebsi constitue le bon choix. »

    Na. B

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