Invité à l’émission La Matinale du vendredi 19 décembre 2014 sur Shems Fm, le candidat à la présidentielle, Béji Caïd Essebsi, a indiqué que les Tunisiens iront aux urnes dans deux jours et auront, ainsi, à choisir entre deux programmes diférents. « Le mien et un autre présenté par Moncef Marzouki, candidat soutenu par le CPR et Ettakatol, partis lourdement sanctionnés lors des dernières législatives. Il bénéficie également de l’appui des faucons d’Ennahdha, du parti Tahrir et du [prédicateur] Béchir Ben Hassine. Sans omettre les LPR et M. Dghij qui a menacé d’un bain de sang» a-t-il dit en substance. Et de poursuivre que son adversaire n’a de projet qu’afficher son inimitié contre lui, ajoutant que M. Marzouki n’a ménagé aucun effort pour ternir son image « Il n’a pas de campagne électorale, mais une campagne contre ma personne » a-t-il lâché.
Le président de Nidaa a affirmé que les Tunisiens aspirent à un changement réel et veulent rompre avec le passé « Pas le passé de l’arche de Noé mais celui de Marzouki » a-t-il glissé avec dérision, ajoutant que le défi à relever, aujourd’hui, c’est « s’y mettre, hommes et femmes pour sortir le pays de la boue dans laquelle [Marzouki] nous a entrainés ».
Réagissant à une déclaration de son adversaire où celui-ci prétend que BCE ne connait pas les BRICS (NDLR : acronyme anglais pour désigner un groupe de cinq pays : Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud), l’invité a rétorqué « Je connais les Brics. Par contre c’est lui qui ne connait rien à la diplomatie. Il a mis le pays dans le pétrin ». Et de poursuivre « Je lui pardonne ses propos, car je ne le prends pas au sérieux », ajoutant que si son rival avait les mêmes connaissances que lui, le pays se serait retrouvé dans une situation nettement meilleure que celle d’aujourd’hui.
BCE n’a pas manqué durant l’interview de critiquer le bilan et la prestation de l’actuel président notamment en matière de politique étrangère, soulignant, à ce propos, que les relations de la Tunisie avec nombre de pays se sont remarquablement détériorées à cause des mauvais choix de Moncef Marzouki.










