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Samir Dilou : la passation des pouvoirs devra se faire le plus tôt possible (vidéo)

Samir Dilou, cadre d’Ennahdha, a accordé une interview à Mosaïque Fm, aujourd’hui, mardi 23 décembre 2014, dans laquelle il a appelé au respect des résultats de l’élection présidentielle.
Au sujet des récents mouvements de colère qui ont éclaté à la suite de la proclamation de Béi Caïd Essebsi à la présidence de la République, Dilou a dit : « si ces manifestations sont spontanées, j’appelle leurs instigateurs à respecter la démocratie et à accepter le résultat des urnes. Par contre, pas de clémence contre les parties qui auraient, éventuellement, incité les Tunisiens à sortir manifester ». Selon ses dires, « ces manifestations seraient un événement politique si l’autre candidat [Moncef Marzouki] n’acceptait pas le résultat des urnes, autrement, il s’agit d’un simple fait divers ».

Le cadre d’Ennahdha est également revenu sur l’annonce que fera ce soir, sur France 24, le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, au sujet d’une possible passation des pouvoirs présidentiels le 14 janvier prochain. Samir Dilou déclare : « Pour l’intérêt du pays, la passation des pouvoirs devra se faire le plus tôt possible, afin que chacun commence à travailler ». Une position qui rejoint également celle du président sortant, Moncef Marzouki, dont l’avis est salué par Samir Dilou.

Par ailleurs, la formation du prochain gouvernement a été également abordée lors de cette interview. Samir Dilou a précisé qu’il n’y avait pas de concertations, au sens technique du terme, entre Ennahdha et Nidaa Tounes mais que des rencontres seront organisées, prochainement. « Le gouvernement sera une formation politique […] elle abritera quelques technocrates mais devra avoir l’aval des partis politiques », a-t-il dit.
Dilou est aussi revenu sur la personnalité du futur chef du gouvernement affirmant que si « les trois présidences seraient de Nidaa Tounes, ceci renverrait un message négatif c’est pour cette raison que j’estime que le chef du gouvernement ne devra pas être de Nidaa Tounes mais devra rassembler tous les Tunisiens ». Il ajoute, par ailleurs : « Il existe des différences entre le profil du président de la République et du chef du gouvernement : le président devra être le bon père de famille, et le chef du gouvernement, un chef d’équipe ».
« Il existe en Tunisie plusieurs compétences capables d’occuper ce poste », selon Samir Dilou « même si les récents propos de BCE rendent le champ de recherche assez restreint étant donné que plusieurs noms débattus avaient, auparavant, été ministres de Ben Ali, comme Abdelkarim Zebidi, dont le nom a été fortement proposé lors des séances du dialogue national », dit-il.

S.T.

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