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Moncef Marzouki, le dernier quart d’heure

La cérémonie de passation s’est bien déroulée. Très bien déroulée. Comme dans toute démocratie qui se respecte. Un président sortant qui attend, à l’entrée du palais de Carthage, un nouveau président entrant. Béji Caïd Essebsi descend de sa voiture, marche sur le tapis rouge et se dirige vers son rival politique. Moncef Marzouki tend le premier la main, on s’embrasse et on se dirige vers les caméras. Pour vivre cette scène, des centaines de personnes ont dû mourir. On souffle. La Tunisie souffle. La cérémonie s’achève. Moncef Marzouki quitte les lieux, comme un président de la République digne de ce nom.

Trois ans durant, il n’a pas su être président. Jusqu’aux derniers jours, on craignait le pire. Avec son discours haineux de l’Ariana, d’après la proclamation des résultats, et les cris d’Orfraie de son équipe relatifs à des fraudes imaginaires, qu’ils sont les seuls à dénoncer, on pouvait s’attendre au pire.
Trois ans durant, Moncef Marzouki a surpris par son comportement singulier. Très singulier. Pour son dernier quart d’heure, Moncef Marzouki a réussi le tour de passe en nous surprenant encore une fois, mais en se comportant, cette fois-ci, comme un vrai président. Il a fallu trois ans, depuis la célèbre leçon en la matière d’un émir qatari déchu, pour qu’il apprenne la leçon et se tenir comme un président. Il a fini par l’apprendre, mais c’est trop tard ! On ne le regrettera pas de sitôt. Merci pour ce moment… quand même !

N.B.

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