Par Sofiene Ben Hamida
Nicolas Bedos
Un illuminé du nom de Kamel Zarrouk, une honte de la Tunisie post révolutionnaire, ignorant de son état, brigand de profession s’est voulu menaçant envers deux de nos confrères, Nawfel Ouertani et Moez Ben Gharbia ainsi qu’envers les journalistes tunisiens pour leur soutien à Charlie Hebdo. Un détritus verbal de plus de la part d’un psychopathe habité par la haine et assoiffé de sang.
Ce détraqué, se voulait défenseur de sa religion, un islam intolérant, sanguinaire et repoussant. Pas uniquement pour les autres communautés qui ne cessent d’énumérer les exactions, les crimes, les atrocités commises au nom de l’islam faisant le bonheur des racistes et des xénophobes de tous bords en France et ailleurs, qui se frottent déjà les mains en comptant les victimes du carnage. C’est un islam repoussant aussi et surtout, pour les millions de personnes qui n’ont pas attendu ces fous d’Allah pour devenir musulmans.
Des musulmans qui s’identifient à ce jeune malien qui a pris tous les risques pour sauver ses clients et qui s’est soucié de leur statut d’êtres humains plutôt que de leurs appartenances ethniques et religieuses. Disons-le franchement, avec ce Kamel Zarrouk et les membres de sa secte, nous ne partageons pas la même religion. Nous n’adorons pas le même Dieu.
Ce détraqué se voulait aussi universel, annonçant que le terrorisme auquel il appartient sévira en France et ailleurs. Mais ça, on le savait déjà. Nous avons vu ces criminels agir dans tous les pays, tous les continents, profitant de l’hypocrisie des uns et du machiavélisme des autres. Nous avons constaté à plusieurs occasions de Karachi à Tripoli la haine qu’ils diffusent, le sang qu’ils déversent, macabrement, cyniquement, sans discernement. Ils se réclament d’une internationale du crime qui se nourrit de sang, de violence, d’argent sale, de contrebande, de drogue et de traite des femmes, des hommes et des enfants.
Ils nous avouent qu’ils sont des vampires, des Dracula des temps macabres. Merci pour l’info mais le spectacle que vous offrez ne réjouit personne depuis longtemps. Car nous aussi nous croyons à l’universalité, l’autre, celle des droits humains. Nous croyons à l’universalité de la liberté, de l’égalité et de la fraternité sans distinction basée sur la langue, la religion, le sexe ou la couleur de la peau. Nous croyons à toutes ces valeurs qui font de nous des humains et que nous puisons dans l’héritage de l’humanité mais aussi dans l’essence même de notre religion qui n’a rien à voir avec la votre. C’est pourquoi il est aisé pour nous de comprendre l’émoi de nos collègues face au carnage de Charlie Hebdo. C’est pourquoi il est si difficile pour vous de saisir le sens de leur compassion.
Ce détraqué se voulait aussi menaçant envers les journalistes. Tu ne dormiras pas tranquille et tu passeras ton temps à regarder derrière toi vociféra-t-il. C’est vrai que les journalistes peuvent avoir peur. Ce ne sont que des humains qui ont la grandeur et les faiblesses des humains. Mais ce n’est qu’une peur passagère car au bout d’un moment, ils découvriront qu’ils perdent leurs âmes s’ils perdent leurs voix. Ils s’apercevront que leurs armes sont plus efficaces que les vôtres: un article, un dessin, une photo, une image. Des armes qui munificent la vie alors que les vôtres sèment la mort. Ils prendront conscience alors que la peur n’est pas en eux mais dans votre camp. C’est vous qui avez peur du mot par mépris de la vérité. C’est pourquoi les journalistes continueront leur combat contre vos idées obscurantistes et macabres. C’est pourquoi ils continueront à dessiner et écrire. Ils ne cacheront pas le nez du clown dans un mouchoir blanc. Ils n’iront pas noyer leurs plumes dans votre encre de sang. La mort que vous prônez est toujours froide et silencieuse. Le cri du nouveau-né est toujours strident.










