L’émission « A celui qui ose seulement » de ce soir du dimanche 11 janvier 2015 a été consacrée à la situation en Libye et à la situation de l’ambassade de Tunisie à Tripoli, et ce en invitant l’ambassadeur tunisien en Libye, Ridha Boukadi, le cadre sécuritaire, Sahbi Jouini, l’imam Férid El Béji et l’activiste politique, Skander Rekik.
Ridha Boukadi, présenté par Samir El Wafi comme étant controversé, notamment pour ses diplômes, sa nomination et ses relations, a fait certaines révélations. Il a confirmé que, désormais, il n’a de la fonction d’ambassadeur que le nom puisque depuis quatre mois, il est gelé et sans salaire depuis deux mois.
M. Boukadi indique qu’il est diplômé en informatique après des études supérieures à Tunis puis à Grenoble en France et n’a pas nié qu’il a été nommé par la troïka pour ses appartenances idéologiques islamistes.
Concernant son intervention en faveur d’un Libyen arrêté à Tunis muni d’un grand nombre de cartouches du même calibre ayant servi pour l’assassinat des deux martyrs, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, « l’ambassadeur » n’a pas nié, non plus, les faits tout en précisant qu’il s’agissait d’un chef de milice au profit duquel était intervenu le chef du gouvernement actuel, Abdallah Théni.
Quant au cas de l’enlèvement des deux journalistes Sofiène Chourabi et Nadhir Guetari, « l’ambassadeur » assure qu’il ne peut rien faire pour la simple raison qu’il n’est plus sur place car ce genre de crise ne peut être résolue à distance.
A noter que Skander Rekik présent sur le plateau s’est illustré par sa défense farouche de l’ambassadeur et par sa dénégation de tout ce qui touche au terrorisme, au jihad du « nikah » les qualifiant de rumeurs et de mensonges. Il est allé jusqu’à interdire aux autres d’en parler comme étant des vérités. « Non, tu n’as pas le droit d’en parler », s’est-il adressé, en ces termes, à Samir El Wafi.










