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Un cadre sécuritaire révèle l’existence de la police parallèle et les détails de l’assassinat de Belaid et Brahmi

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    Dans une interview parue, dimanche 22 février 2015, dans les colonnes du journal « Assabah », le cadre sécuritaire Ali Oueslati a révélé plusieurs informations concernant l’existence d’une police parallèle et concernant l’assassinat des leaders de gauche, Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

     

    Ali Oueslati affirme avoir découvert que la plupart des responsables nommés au ministère de l’Intérieur, de 2011 à ce jour, œuvrent à saboter le travail des renseignements, outre l’existence d’une police parallèle très active. Ces responsables, selon M. Oueslati opèrent au profit des agendas financiers étrangers et tentent de manipuler l’opinion publique, accusant cette police parallèle d’être impliquée dans les troubles qui ont lieu dans le pays, depuis le déclenchement de la révolution, notamment des manifestations et des sit-in. L’interviewé souligne également que la sécurité parallèle est derrière l’attaque perpétrée contre l’ambassade des Etats-Unis en Tunisie.

     

    Par ailleurs, Ali Oueslati a révélé que certains, prétendant combattre le terrorisme, le soutiennent d’une manière directe et indirecte, à travers l’éviction des cadres compétents et honnêtes, précisant que des attaques terroristes vont se produire, soutenues par certains partis politiques, outre la police parallèle.

     

    En ce qui concerne l’assassinat de Chokri Belaid, le cadre sécuritaire déclare avoir découvert, preuves à l’appui, que le meurtre a été instigué par un nombre de sécuritaires. D’après ses dires, ils se seraient rencontrés un mois avant l’assassinat et auraient organisé l’opération. M. Oueslati fait savoir qu’il a déposé les noms de ces personnes auprès du juge d’instruction mais qu’il n’a pas eu de retour. Au sujet de Mohamed Brahmi, l’intervenant assure que son assassinat a été décidé après que le leader ait accusé la Turquie et le Qatar d’intervenir dans les affaires internes de la Tunisie, en aidant des partis financièrement.

    I.L.

     

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