Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui est revenu, mardi 24 février 2015, sur les agressions perpétrées par des agents des forces de l’ordre contre des journalistes au cours de l’exercice de leur métier. Intervenant sur les ondes de Shems Fm, Mohamed Ali Aroui affirme que des sanctions administratives ont été prises contre ces agents, outre les excuses officielles du ministre de l’Intérieur, Mohamed Nejem Gharsalli en personne.
Mohamed Ali Aroui nie l’existence de l’impunité au sein du ministère de l’Intérieur, assurant que depuis la révolution, de bonnes relations se sont instaurées entre les sécuritaires et les journalistes, et que ces agressions ne sont que des incidents isolés. Toutefois, le porte-parole a refusé de dévoiler le type de sanctions qui ont touché les agents agresseurs, arguant qu’il s’agit des affaires internes du ministère. « On est dans une phase de transition démocratique, et on fait en sorte d’installer les contours d’une police républicaine » et d’ajouter qu’il n y a aucune politique visant à dénigrer les journalistes et les médias.
Par ailleurs, Mohamed Ali Aroui rappelle que les forces de l’ordre sont en guerre contre le terrorisme, cela ne justifie pas les agressions contre les journalistes selon lui, mais certains commettent des erreurs sur les lieux d’actes terroristes, ce qui peut générer des frictions. Il aussi indiqué qu’une réunion se tiendra entre le ministère et le syndicat des journalistes tunisiens ce jeudi, pour exposer toutes ces problématiques. Pour conclure sur ce sujet, M. Aroui a fait savoir que certains médias ne se sont pas encore inscrits dans la lutte contre le terrorisme. Il a contesté que les images choquantes des scènes visant les sécuritaires soient diffusées par les médias, alors que l’institution est en pleine guerre psychologique avec les groupes terroristes.
Le porte-parole du ministère de l’Intérieur a également indiqué que les services sécuritaires sont en train de mener une cyber-guerre contre les groupes terroristes, signifiant que les réseaux sociaux constituent l’un des moyens les plus répandus pour le recrutement de nouveaux éléments et pour planifier des actes terroristes. Il a ainsi appelé les parents à plus de vigilance et à contrôler les agissements de leurs enfants sur internet. Mohamed Ali Aroui a finalement tenu à rassurer les Tunisiens, soulignant que les forces de l’ordre, en étroite collaboration avec l’Armée, continuent à traquer les éléments terroristes. Il a affirmé que plus de 100 suspects ont été arrêtés durant ces trois derniers jours, démontrant l’efficacité des opérations menées par les sécuritaires.
I.L.










