Le président de l’Institut tunisien des relations internationales, Ahmed Manai a déclaré, mardi 24 février 2015, qu’environ 6000 ressortissants tunisiens résidant en Syrie vivent dans des conditions difficiles.
Intervenant sur les ondes de Mosaïque Fm, Ahmed Manai a précisé que cette situation est due à la décision des autorités tunisiennes de rompre les relations diplomatiques avec la Syrie. Il a ainsi critiqué cette décision qui n’a pas pris en considération la situation de la communauté tunisienne en Syrie, la livrant à son sort. « Lorsque les relations ont été rompues, l’Etat n’a pas pris les mesures nécessaires pour protéger les Tunisiens et leurs intérêts ».
Le responsable a fait savoir que normalement, dans les relations internationales, l’Etat qui rompt les relations diplomatiques, se doit de désigner un autre pays qui se chargera de protéger les intérêts de ses ressortissants, ce qui n’a pas été le cas pour la Tunisie. Il relève, à titre d’exemple, que les nouveaux nés de nationalité tunisienne n’ont pas été inscrits dans les registres de naissance ou encore que la plupart des passeports des Tunisiens résidant en Syrie ont expiré.
I.L.










