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Néji Jelloul fait volte-face concernant la déduction des salaires des enseignants

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    La grève des enseignants se poursuit aujourd’hui encore et alors que la partie syndicale se dit « insultée par les propositions « peu convaincantes » émises par le ministère, la partie gouvernementale se dit, de son côté, prête à négocier.

     

    S’exprimant aujourd’hui, mardi 3 mars 2015 sur Mosaïque Fm, le ministre de l’Enseignement Néji Jelloul, est revenu sur une déclaration polémique prononcée hier et selon laquelle : « les enseignants boycottant la semaine des examens ne peuvent être payés, même s’ils continuent à donner des cours ». Des propos complètement opposés à ceux tenus aujourd’hui.

     

    En effet, alors que le syndicat de l’Enseignement continue dans la surenchère, tout en se disant prêt à reprendre le dialogue, le ministre baisse le ton, visiblement, dans l’incapacité de contenir la colère du syndicat. « La déduction des jours de grève pour les enseignants n’a pas lieu d’être, étant donné que ces derniers n’ont pas interrompu leur travail mais ont refusé de faire passer les examens aux élèves, tout en continuant à donner des cours », a-t-il dit. On rappellera, au passage, que le code du travail énonce, dans son article 92, que : « Les heures perdues par suite de grève ou de lock-out ne peuvent être récupérées, sauf accord des parties ».

    Le ministre évoque un malentendu avec la partie syndicale et affirme qu’un communiqué, qui sera publié dans la journée, appellera à la reprise des cours et à la mise en place d’un nouveau planning pour les examens, « tel que voulu par la partie syndicale », souligne-t-il.

    S.T.

     

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