Le porte-parole du ministère public, Sofiène Sliti est revenu, samedi 14 mars 2015, sur l’arrestation de Moez Ben Gharbia et Wassim Herissi, donnant plus de précisions sur le déroulement de l’affaire. Intervenant au micro de Mosaïque Fm, il a affirmé qu’aucune plainte n’a été déposée, expliquant que le ministère public peut émettre un mandat de dépôt sans pour autant qu’il y ait eu plainte.
Par ailleurs, Sofiène Sliti a assuré que la présidence de la République n’a aucun rapport avec cette affaire, ni de près ni de loin, et que le ministère public s’est basé sur ses propres investigations et les informations qui lui sont parvenues, et qu’il n’a pas pris de mesures exceptionnelles dans cette affaire.
Par ailleurs, Sofiène Sliti a indiqué que l’arrestation des deux figures médiatiques n’émane pas d’une décision arbitraire ou d’une volonté de vengeance visant des journalistes et n’a aucun lien avec la liberté de presse et d’expression. « Contrairement à ce qui a été dit, le ministère public n’a pas émis un mandat de dépôt pour offense à la personne du président de la République. Il y a des procédures juridiques en cours et des informations dangereuses».
Le porte-parole n’a pas pu s’étendre sur les détails du dossier pour le respect de l’instruction. Il a en outre fait savoir que la date de l’examen du dossier, fixée au 25 mars, n’a rien d’exceptionnel et que tout le monde est égal devant la loi, signifiant que le ministère public a en charge un grand nombre de dossiers.










