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Le ciel est bleu et les oiseaux gazouillent à l’avenue

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Quatre ans après la révolution, la Tunisie va bien. Notre pays se remet doucement des secousses induites par la révolution mais aussi par ces années de gouvernance de la troïka, et les champs dans lesquels le succès est palpable sont nombreux.
D’abord, le chômage, l’un des principaux vecteurs de la révolution, est en passe d’être éradiqué et le plein-emploi n’est plus un concept économique idéaliste. La croissance réalisée par la Tunisie lui a permis de résorber un nombre impressionnant de chômeurs. Le pays a pu bénéficier de l’élan mondial de sympathie pour attirer les investissements étrangers. Ces investissements ont été facilités par la lutte acharnée contre la corruption, d’un côté, et la réforme profonde de l’administration, de l’autre.

 

Sous l’égide d’un président clairvoyant, poli et fonceur, j’ai nommé Béji Caïd Essebsi, nous avons pu redresser la barre en quelques mois. On ne peut évoquer le président sans mentionner la lutte acharnée qu’il mène contre le népotisme et le clientélisme. Finis les postes attribués par connivence ! Finis les complots de couloir et la rétention d’information ! Aujourd’hui, nous naviguons dans la transparence la plus totale grâce à ce président.
On se doit également d’évoquer l’Assemblée des représentants du peuple qui se démène comme un diable. Depuis les élections, nos représentants travaillent sans relâche, nuit et jour, pour donner naissance aux lois qui permettront de réguler le pays. Plus de place aux joutes verbales et à l’exposition médiatique outrancière. D’ailleurs, la présidence de la commission des finances n’était qu’un simple petit malentendu, rien de plus. A côté de ça, des réformes de fond ont été rendues possibles grâce au travail acharné des élus qui, soit dit en passant, ont tous accepté de revoir leurs émoluments à la baisse vu la situation difficile des finances de l’Etat.

 

La cheville ouvrière qui a permis que toutes ces réformes soient appliquées sur le terrain est, évidemment, le chef du gouvernement Habib Essid. Distingué, charismatique et éloquent, le chef du gouvernement a su donner l’impulsion nécessaire pour remettre le pays sur les rails. Cela s’est vu, d’abord, lors de la constitution de son équipe gouvernementale. Aucune place n’a été faite aux calculs partisans et au partage des portefeuilles selon les connivences politiciennes de l’époque. Le seul critère retenu par Habib Essid à ce moment là était la compétence. C’est d’ailleurs la raison qui explique que la majorité des ministres nommés sont des experts et des sommités dans leurs domaines respectifs.
Comment parler de la merveilleuse situation du pays sans évoquer la justice ? Ce n’était pas gagné d’avance mais nos leaders ont réussi à purger la justice tunisienne de ses maux. Les juges corrompus ont tous été traduits devant la justice tunisienne. L’instance Vérité & Dignité a été attribuée à une personnalité neutre, compétente et efficace, ce qui permet aujourd’hui au peuple tunisien de se réconcilier avec son Histoire. Sur le plan pratique, les procès se font dans des délais raisonnables, en application de la Constitution, avec la garantie de l’impartialité du juge. Fini le temps où les avocats servaient d’intermédiaires pour graisser la patte à certains juges ! Fini le temps où l’exécutif pouvait influencer le cours de la justice ! Finies, aussi, les convocations du vendredi qui servaient de « carton jaune » aux personnes priées de se présenter au Gorjani. Désormais, chaque citoyen peut faire appel à la justice en toute quiétude ce qui a mis fin aux petits arrangements et aux dessous de table.

 

Une autre performance, et non des moindres, a été réalisée. L’éradication du terrorisme. Outre le plan sécuritaire, un énorme travail de sensibilisation a été fait par les autorités. Le fait que le chômage n’existe presque plus en plus de l’amélioration palpable de la situation sociale dans le pays ont permis d’assécher les sources possibles de terroristes en herbe. Il faut ajouter à cela le fait que la Banque centrale de Tunisie surveille de près tous les financements étrangers de certaines associations tunisiennes. Ceci a permis de mettre un terme à l’embrigadement des jeunes et au financement de leurs voyages en Syrie, en Libye ou en Irak. Par ailleurs, au niveau littéraire et culturel, l’élite du pays livre un combat acharné contre les pensées rétrogrades et les tenants du fondamentalisme n’ont plus de tribune pour s’exprimer. D’ailleurs, à ce propos, il faut saluer les efforts du ministère des Affaires religieuses qui est parvenu à reprendre le contrôle de l’ensemble des mosquées tunisiennes en un temps record. Aucun prêche intégriste n’est désormais entendu du haut des perchoirs tunisiens. Tous les imams qui se sont livrés, par le passé, à ce type de pratique sont entendus par la justice pour répondre de leurs actes tout en révélant leurs financements.

 

Au niveau social, il est devenu rare que l’on entende parler d’une grève. L’ensemble des Tunisiens a compris que la période est délicate et que les revendications sociales, même justifiées, ne doivent pas forcément donner lieu au gel de leur activité, entravant ainsi la marche du pays. C’est ce que l’UGTT a compris. La centrale syndicale choisit, désormais, avec parcimonie les grèves qu’elle soutient et qu’elle encourage. Aujourd’hui, les négociations de ce type sont assimilables à des pourparlers responsables et en aucun cas, le choix de l’escalade n’est fait.

 

En définitive, tout va bien dans le meilleur des mondes en Tunisie. Certes, il reste quelques pas à faire pour atteindre le niveau du Japon, par exemple, mais ça ne saurait tarder. La Tunisie est désormais ce havre de paix et de progrès que tous les manifestants du 14-Janvier 2011 espéraient voir.

 

Maintenant revenons à la réalité… Blague du 1er avril à part, la situation tunisienne est pour le moins inquiétante. L’Etat ne s’est pas encore engagé dans certaines mesures nécessaires et on est encore dans le royaume de la petite phrase et de la mesure cosmétique. Outre quelques trop rares ministres, le gouvernement reste timoré et son chef semble ne pas savoir où donner de la tête. On est le 1er avril 2015 et le chemin est encore long.

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