Le statisticien Hassen Zargouni a lancé, mercredi 29 avril 2015, un véritable signal d’alarme, après avoir pris connaissance du chiffre des investissements dans les services, au cours du 1er trimestre 2015.
Ce chiffre est de 324 millions de dinars, soit une baisse de 34%. « L’investissement dans les services, fer de lance de l\’investissement industriel, est en baisse alors qu’il a connu, les dernières années, les taux de croissance les plus élevés. Les investissements étrangers dans les services n\’ont représenté, pendant les 3 premiers mois de l\’année, que sept malheureux millions de dinars. Le montant devient des plus ridicule, si on le convertit en euros (3,07 M€) ou en dollars (3,95 M$). »
M. Zargouni mentionne par ailleurs les chiffres du régime « totalement exportateur » qui n’ont enregistré que 14 millions de dinars, soit une baisse de 21%.
« De quelle stratégie pour l\’offshoring ou le nearshoring parle-t-on ? », s’interroge-t-il en rappelant que les investissements dans les services reposent sur la qualité des ressources humaines, la facilité en formalités administratives et la qualité de vie (dimension humaine importante).
« Aujourd\’hui, il est un fait, poursuit-il, 60% de l\’économie est faite de services et 80% des services sont soumis à des autorisations diverses ! Lieu de toutes les tentations de corruption…
Il est urgent que la Tunisie devienne un pays accueillant aux investissements « soft », car si l’on perd la bataille industrielle, et si en plus on perd cette ultime bataille des services, il ne nous reste plus qu\’à vendre les bijoux de familles (s\’il en reste) et on sera recolonisés ! »
R.B .H.










