Plusieurs associations emblématiques de la société civile tunisienne ont dénoncé, dans un communiqué paru dimanche 17 mai 2015, le verdict rendu par le tribunal pénal du Caire ordonnant d’exécuter l’ancien président égyptien Mohamed Morsi ainsi que plus d’une centaine de militants frères musulmans. Il s’agit d’un procès condamnant des figures de la confrérie égyptienne pour « espionnage et intrusion forcée dans les prisons ».
Le SNJT et d’autres associations telles que la LTDH et l’ATFD ont, en effet, exprimé leur condamnation de ce jugement du fait de leur opposition à la peine de mort. « Celle-ci constitue une atteinte au droit de l’homme le plus élémentaire, à savoir son droit à la vie » peut-on lire. Les signataires de ce communiqué estiment qu’il s’agit de procès politiques montés par le pouvoir militaire en place contre des opposants politiques, des défenseurs des droits de l’Homme et des journalistes.
Le communiqué appelle le régime égyptien à renoncer à ces jugements ainsi qu’à refaire ces procès, indiquant que le procès en question ne satisfait pas les conditions d’impartialité et qu’il recèle des failles juridiques, et ce, outre l’absence de contrôle judiciaire tout au long de la période d’arrestation. Les signataires de ce communiqué demandent également à la communauté internationale de faire pression sur le gouvernement égyptien pour qu’il cesse d’instrumentaliser la justice dans ses règlements de compte avec ses rivaux politiques.
E.Z.










