L’universitaire psychanalyste, Raja Ben Slama, s’inquiète des dangers que présente le nouveau mouvement de Moncef Marzouki, El Harak, et les risques qu’il « daéchise » le pays. Sous-entendu que le pays peut être gagné par l’esprit du mouvement terroriste Daech qui brûle l’Irak, la Syrie et la Libye.
Pour étayer son analyse, l’universitaire prend l’exemple de l’attaque de manifestants d’Al Faouar contre un puits de pétrole, ce qui a poussé à sa fermeture.
« C’est la contre-démocratie à travers laquelle ils veulent en finir avec la transition démocratique survenue après une révolution pacifique », avertit Mme Ben Slama.
Elle attire l’attention que la Tunisie n’est pas à l’abri des dangers de la démolition : un mouvement à l’intérieur, le mouvement de Marzouki, l’opposition ‘’révolutionniste’’ non-démocratique et Daech en Libye qui commence à s’étendre.
« Nous défendrons ce pays avec nos corps et nos âmes jusqu’au bout, mais je ne pense pas qu’il y ait suffisamment de conscience du danger de la situation en Libye chez nos politiques ; et je ne vois pas de stratégie pour affronter les ennemis de la Tunisie à l’intérieur et à l’extérieur », se désole Raja Ben Slama en référence aux déclarations récentes de Moncef Marzouki et aux manifestations organisées par plusieurs entités réputées proches de son mouvement.
R.B.H.











