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Mohamed Ali Aroui : Des zones sont exposées au danger terroriste

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    Invité ce matin du 8 juin 2015 sur radio Shems Fm, Mohamed Ali Aroui, porte-parole du ministère de l’Intérieur a expliqué que la sécurité du pays ne dépend pas uniquement de l’Etat mais aussi des citoyens. Les protestations dans les zones frontalières, en pareilles conjonctures, ne peuvent, selon lui, que générer un état de chaos susceptible d’exposer la Tunisie à un réel danger. Il a évoqué une instrumentalisation de la campagne « Où est le pétrole ? » et a indiqué que des intrus extrémistes se sont introduits dans l’affaire. M.Aroui a évoqué, dans ce contexte, une thèse selon laquelle Daech serait à quelques centaines de kilomètres de la Tunisie. Ces distances sont négligeables vu les moyens dont disposent les islamistes en Libye et nous devons tous être là pour défendre le pays et sa sécurité, a-t-il expliqué.

     

    Mohamed Ali Aroui est revenu sur les incidents ayant eu lieu en marge de la manifestation de samedi dernier « Où est le pétrole ? ». M.Aroui a déclaré qu’une enquête sera ouverte afin d’en savoir davantage sur les agressions de journalistes. Il a demandé aux journalistes ayant été agressés à se rendre à l’inspection générale relative à son ministère afin d’y déposer leurs requêtes. Il a appelé le SNJT à ne pas considérer ces dérapages comme une stratégie visant les journalistes et s’est dit contre la suspension de la coordination mise en place depuis peu entre les forces sécuritaires et le syndicat des journalistes.

     

    M.Aroui a rappelé, en outre, que la relation entre les forces de l’ordre et la presse s’est améliorée en trois ans et a rappelé que le risque de dérapage existe, tant que les journalistes et les blogueurs n’ont pas de signes distinctifs pouvant aider les agents sur le terrain à les différencier des manifestants. Le problème de samedi revient au fait qu’il n’y avait pas de responsable pouvant être l’interlocuteur des autorités. « Il n’y avait pas d’autorisation octroyée à une quelconque partie organisationnelle pour qu’au moment où ça a dégénéré nous ayons pu avoir un responsable à qui s’adresser. Nous sommes les garants de la sécurité de la mère de famille sur l’avenue avec sa fille à ce moment-là, de celle du touriste se rendant au souk, de celle des commerçants de l’Avenue Bourguiba », a expliqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

    R.B.H

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