Alors que nos enseignants enchaînent les grèves à répétition et que les instituteurs ont décidé de boycotter les examens de fin d’année, retenant en otage les élèves et les parents, de l’autre coté de l’Atlantique, à Québec, leurs confrères ont protesté contre la lenteur des négociations avec le gouvernement d’une manière fort symbolique.
Pas de « dégage », de « buvez de l’eau de mer » ou encore de journalistes agressés, car relayant l’avis et l’avis contraire, les enseignants québécois se sont réunis pendant 90 minutes à l’extérieur de leur établissement éducatif, où ils ont corrigé les travaux de fin de session de leurs étudiants.
Le président du syndicat des enseignants a expliqué le pourquoi d’une telle action en ces termes : « Ce qu’on cherche à faire aujourd’hui avec cette activité de correction publique, c’est de mettre au jour le travail invisible des profs, montrer à la population en général ce qu’elle n’est pas habituée à voir ».
Pendant ce temps, en Tunisie, les instituteurs vont vers l’escalade. Nos enseignants ne devraient-ils pas en prendre de la graine, ou faudrait-il que la rupture avec l’opinion publique soit complète ?
I.L.










